🇫🇷 Terrorisme : Les noms de 2 626 agents du renseignement entre les mains d’une islamiste radicale.

   par C. Laudercq et R. Lefras.
Illustration Actu17 ©

Les noms des fonctionnaires ont été retrouvés sur une clé USB appartenant à Mina B. une jeune femme, extrait de sa cellule de prison et actuellement en garde à vue dans l’affaire du double assassinat terroriste de Magnanville.

L’information hyper-sensible était connue des autorités depuis un an, mais était restée confidentielle. Les enquêteurs avaient fait cette inquiétante découverte en avril 2017, lorsqu’ils avaient procédé à l’audition de Mina B. pour sa proximité avec la mouvance radicale.

La jeune femme, qui est par ailleurs fichée S, avait été plus tard placée en détention provisoire. Ce lundi, la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT) a extrait la jeune femme de sa cellule et l’a placé en garde à vue.

Une clé USB contenant les identités de 2 626 agents du renseignement

C’est lors d’une perquisition chez Mina B., que les enquêteurs ont mis la main sur une clé USB contenant des documents et des fichiers police sensibles. L’un des fichiers comportait notamment les identités de 2 626 agents du renseignement révèle Le Point.

Selon les informations de France 2, il s’agit d’un listing du syndicat Alliance Police Nationale, contenant des noms sans adresse, ni date de naissance. Le listing date de 2008. Toujours selon la chaîne, les noms de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider n’y apparaissent pas.

Cette liste avait été effacée mais les investigateurs en cybercriminalité (ICC), spécialistes de la preuve numérique, sont parvenus à la récupérer. Il s’agit des identités de policiers affectés à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), une direction remplacée en 2014 par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Toutefois, même si certains n’ont pas rejoint la DGSI ou ont changé d’affectation depuis, de très nombreux policiers qui se trouvaient la DCRI à l’époque sont toujours en activité à la DGSI.

La suspecte interrogée par l’anti-terrorisme

En octobre 2017, Mina B. a été mise en examen et placé en détention provisoire suite à la découverte de ces documents. Les enquêteurs tentent de savoir comment elle s’est procurer ces fichiers.

A cette époque, les policiers vont également découvrir des photographies et des « discussions sous pseudonymes » démontrant que Mina B. est en contact avec plusieurs djihadistes se trouvant en zone irako-syrienne.

Six personnes toujours en garde à vue, dont Mina B.

Ce lundi 9 avril, la jeune femme radicalisée a été extraite de sa cellule de la prison de Fresnes, placée en garde à vue par la SDAT pour être auditionnée dans le cadre de l’affaire des assassinats terroriste de Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne Jessica Schneider, le 13 juin 2016. En tout ce sont six personnes qui se trouvent toujours en garde à vue ce mardi, dont une policière affectée dans les Yvelines.

Attentat dans lequel le terroriste Larossi Abballa avait été abattu par le RAID lors de l’assaut de la maison du couple, dans lequel il s’était retranché.

Actu17.