🇫🇷 Théo Luhaka mis en examen pour «escroquerie en bande organisée».

par Y.C.
Théo Luhaka. DR.

Le désormais célèbre « Théo » est poursuivi dans une affaire de détournement d’argent public.

Après son frère Michaël, c’est au tour de Théo Luhaka d’être mis en examen pour « escroquerie en bande organisée au préjudice d’un organisme public ». Une décision qui est intervenue le 10 août dernier dans cette même affaire de détournement d’aides publiques.

Le jeune homme est devenu célèbre après son interpellation à Aulnay-sous-Bois en 2017. On se souvient qu’il avait été visité à l’hôpital par le Président de la République François Hollande.

Des indices graves et concordants

L’enquête avait été ouverte bien avant que Théo Luhaka ne soit connu du grand public. Pour le juge d’instruction qui l’a mis en examen, il existe des indices graves et concordants qu’il soit impliqué dans le délit qui lui est reproché.

C’est un signalement de l’Inspection du Travail, qui a conduit la justice à fouiller dans les affaires de la famille Luhaka, rapporte Le Parisien.

La justice soupçonne certains membres de cette famille d’avoir détourné des centaines de milliers d’euros octroyées dans le cadre du dispositif des « emplois avenir » par le biais d’associations ou de sociétés.

Théo a perçu 52 000€

L’une des sociétés « Aulnay Events », présidée par Mickaël, a embauché au total 42 personnes, et perçu entre janvier 2014 et juin 2016, la somme de 643 000€, correspondant à des subventions d’État. 170 000€ du montant ont été virés à des membres de la famille, dont 52 000€ à Théo.

Quant aux autres salariés, ils n’auraient rien perçu ou très peu. Dans le même temps, les montants dû à l’URSSAF n’ont pas été réglés. Une somme manquante qui dépasse les 370 000€.

Une association pour lutter contre la violence, occupée au football

L’association déclarait réaliser des interventions dans les quartiers contre les violences alors que cette dernière ne faisait que du football.

Malgré son interdiction bancaire, Mickaël Luhaka a tout de même continué le même procédé en utilisant d’autres structures, par l’intermédiaire de prête-nom raconte le journal francilien.

Actu17.