Toulouse : Les policiers pris à partie par des dizaines d’individus alors qu’ils arrêtent un homme armé


Alors qu'ils interpellaient un homme muni d'une arme de poing, les policiers ont été pris à partie par des dizaines d'individus hostiles à la Reynerie. (capture écran Google)

Les policiers de Toulouse (Haute-Garonne) ont été particulièrement sollicités ce vendredi soir et sont intervenus à plusieurs reprises, notamment dans le quartier de la Reynerie. Un homme de 40 ans qui était muni d’une arme de poing a été interpellé et placé en garde à vue.

Coups de feu et coups de couteau. Voilà un résumé de la soirée de vendredi des policiers toulousains, qui ont aussi été violemment pris à partie lors d’une intervention. Les forces de l’ordre ont d’abord été appelées vers 19 heures : un homme venait d’être poignardé, chemin de Monlong, dans le quartier Saint-Simon.

A leur arrivée, la victime avait été prise en charge par les sapeurs-pompiers et le SMUR alors qu’elle était dans un état d’urgence relative. L’homme âgé de 30 ans avait reçu des coups de couteau au thorax.

Il a pu raconter aux policiers qu’il avait été attaqué par deux individus qui ont pris la fuite en voiture. L’homme présentait aussi des plaies au niveau du cou ainsi qu’à l’épaule. Il a été conduit à l’hôpital et une enquête a été confiée à la sûreté départementale.

Il jette son pistolet, des dizaines de jeunes s’opposent à l’interpellation

Pas de répit pour les policiers qui ont reçu plusieurs appels une heure plus tard. Des témoins ont affirmé avoir vu un homme muni d’une arme de poing dans la rue de Kiev, dans le quartier de la Reynerie.


Sur place, les policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) ont repéré un suspect à la sortie du hall d’un immeuble dans le cheminement Francis-Poulenc, connu pour être un point de deal. L’homme a pris la fuite en courant. Il a ensuite jeté un pistolet en direction de jeunes qui sont rapidement devenus plus nombreux, plusieurs dizaines, pour s’opposer à l’intervention policière.

Les forces de l’ordre ont alors été prises à partie par ces individus hostiles qui avaient l’intention d’empêcher cette interpellation, et ont dû faire usage de leur lanceur de balles de défense (LBD 40). Les policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST) du Mirail ont été appelés en renfort. Une dizaine de grenades lacrymogènes ont été nécessaires pour ramener le calme.

Le fuyard a tout de même pu être interpellé. Âgé de 40 ans, il a été placé en garde à vue. L’arme dont il s’était débarrassée a été saisie par les fonctionnaires. Il s’agirait d’une arme de poing de marque Glock.

Des coups de feu dans le quartier des Pradettes

Plus tard dans la soirée, vers 23h30, des coups de feu ont été signalés dans le quartier voisin des Pradettes. Plusieurs témoins dont une victime ont expliqué aux policiers que les deux auteurs de ces tirs qui circulaient à moto, avaient pris la fuite.

Ils auraient ouvert le feu sur deux individus, avec un fusil à pompe. Les enquêteurs n’ont toutefois retrouvé aucune douille sur les lieux.

Un homme blessé par balle en pleine rue jeudi soir

La veille vers 20h30, un homme âgé de 30 ans a été blessé par balle dans la rue Henri-Desbals, située dans le quartier Bagatelle, à côté de la Reynerie. Il s’est rendu de lui-même aux urgences où il a été pris en charge. Ses jours ne sont pas en danger.

Dans cette affaire, une enquête a été confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ). Un différend survenu la veille, qui n’aurait pas de lien avec le trafic de stupéfiants, serait à l’origine des faits.

Une femme assiste à des coups de feu tirés d’un véhicule sur un autre

Deux heures plus tard, une automobiliste s’est retrouvée coincée entre deux véhicules, à hauteur du rond-point Charles-Fabre, dans le secteur du Mirail. Des coups de feu ont alors été tirés et les deux voitures ont disparu, laissant cette femme sous le choc qui n’a heureusement pas été blessée. Une enquête a été confiée à la sûreté départementale.

Durant le week-end du 25 et 26 avril, quatre fusillades ont été recensées à Toulouse rappelle le quotidien.