Un détenu de la prison de Fresnes crie «Allahou Akbar» et frappe un surveillant pénitentiaire qui allait le libérer


Centre pénitentiaire de Fresnes, dans le Val-de-Marne. (Wikimedia)

À quelques minutes de sa libération, un détenu a eu un accès de colère qui a tout fait basculer. Il est retourné en cellule.

Retour à la case départ. Ce mercredi vers 9 heures, un détenu du centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne) allait être libéré mais la situation a pris une tournure inattendue, lors de l’ultime contrôle avant sa sortie définitive.

Alors que le détenu se trouvait encore au niveau d’une coursive, il a crié à plusieurs reprises « Allahou Akbar », tout en portant un violent coup de poing à un surveillant pénitentiaire. Plusieurs fonctionnaires sont intervenus en renfort et l’ont maîtrisé, non sans mal, relate Le Parisien.

Deux surveillants pénitentiaires blessés

Dans la lutte, un surveillant pénitentiaire a été légèrement blessé et se plaignait de douleurs à un bras. Les deux fonctionnaires devaient être examinés par un médecin de l’unité médico-judiciaire.

Au lieu d’être libéré comme prévu, le mis en cause a été placé en quartier disciplinaire. Une enquête a été ouverte pour « violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Elle a été confiée aux policiers de L’Hay-les-Roses.


Plusieurs armes artisanales retrouvées

Par ailleurs, une surveillante pénitentiaire a découvert, ce mardi, une vingtaine d’armes blanches de fortune dissimulées dans les douches du centre pénitentiaire de Fresnes. Elles étaient constituées d’un morceau de verre en guise de lame et de tissu enroulé pour constituer un manche.

« Nous demandons qu’une enquête soit ouverte », indique le syndicat FO pénitentiaire, qui ajoute : « Il faut aussi que les promenades des détenus des différentes divisions n’aient pas lieu en même temps », craignant des mutineries comme cela a été le cas récemment dans d’autres établissements.

Enfin, deux intrus ont été maîtrisés par des surveillants au sein même de la prison de Fresnes, alors qu’ils allaient projeter de la marchandise dans une cour de l’établissement pénitentiaire, mercredi après-midi. En raison de la pandémie de Covid-19, tous les parloirs sont suspendus depuis le 17 mars dernier.