🇫🇷 Un djihadiste présumé remis en liberté après une erreur de la justice.

par Y.C.
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Soupçonné d’être impliqué dans un projet d’attentat en 2014, Oualid B. a été remis en liberté après l’erreur d’un juge d’instruction.

Son procès est prévu en novembre prochain et le djihadiste présumé était censé rester en prison jusque-là. Mais ce dernier a été libéré en avril dernier après l’erreur d’un juge d’instruction qui a oublié de renouveler sa détention provisoire. Une information révélée par le Canard Enchaîné et confirmée ce mercredi par le ministère de la Justice.

Oualid B. est accusé d’être impliqué dans un projet d’attentat en 2014 dans la métropole lyonnaise, en compagnie de Reda Bekhaled et de ses frères.

Écroué depuis août 2016, Oualid B. a en effet été remis en liberté le 3 avril dernier révèle ce même journal. Il a été placé sous « contrôle judiciaire très stricte » selon le ministère de la justice cité par Europe 1.

Le magistrat n’a pas été sanctionné

Une affaire qui a été prise très au sérieux par la Chancellerie. La ministre de la Justice Nicole Belloubet a demandé une inspection qui est « en cours » pour « comprendre comment un acte ayant potentiellement des conséquences graves, eu égard au profil lourd de l’intéressé, a pu se produire ».

Le juge d’instruction qui a commis l’erreur a été convoqué par sa hiérarchie qui lui a demandé de quitter ses fonctions indique le Canard Enchaîné. Selon une source proche du dossier citée par Europe 1, le magistrat n’a pour l’heure pas été sanctionné.

Interpellé avec des images djihadistes et remis en liberté

Oualid B. a depuis refait parler de lui. Le djihadiste présumé a de nouveau été interpellé en mai alors qu’il se trouvait en dehors de la zone autorisée par son contrôle judiciaire. Toujours selon le journal satirique, le suspect conduisait sans permis de conduire. Par ailleurs, son téléphone portable contenait des images de djihadistes armés mais également une vidéo de propagande de l’EI.

Déféré et jugé en comparution immédiate à Meaux (Seine-et-Marne), Oualid B. est malgré cela ressorti libre du tribunal. Le parquet avait réclamé une peine de 10 mois de détention.

Une mesure dont le parquet a fait appel et qui sera examinée le 13 septembre à Paris.

Un attentat dont la cible reste inconnue

L’affaire initiale de projet d’attentat sera jugée du 12 au 30 novembre prochain. 15 personnes figurent dans ce dossier dont un mineur au moment des faits. Huit des accusés sont partis en zone irako-syrienne et font l’objet d’un mandat d’arrêt.

La cible exacte de ce projet d’attentat n’a jamais pu être déterminée à ce jour.

Actu17.