🇫🇷 Un homme de 58 ans mis en examen pour assassinat après la disparition de Sophie Le Tan près de Strasbourg.

par Y.C.
Sophie Le Tan a disparu depuis le 7 septembre dernier. (photo Facebook)

Le 7 septembre dernier, jour de sa disparition, Sophie Le Tan s’était rendue à Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg, pour visiter un appartement. Un homme déjà condamné pour des viols dans les années 90 a été mis en examen ce lundi soir pour « assassinat, enlèvement et séquestration ».

Elle devait visiter un appartement après avoir répondu à une annonce. Une annonce immobilière passée par un particulier, très probablement par le suspect, Jean-Marc Reiser. Trois autres femmes avaient répondu à l’annonce mais ces dernières étaient venues accompagnées lors du rendez-vous. Elles n’avaient trouvé personne sur place raconte Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Sophie Le Tan elle, est venue seule au rendez-vous. L’étudiante devait ensuite rejoindre ses parents pour déjeuner dans un restaurant de Cernay, sa ville d’origine, pour fêter ses 20 ans. Elle n’arrivera jamais.

Un appel à témoins avait alors été diffusé, les enquêteurs ont également fouillé les alentours du lieu de la disparition. Un suspect a finalement été identifié à l’aide du travail de téléphonie. Le suspect avait utilisé un numéro de téléphone d’une ligne prépayée dans son annonce.

Des traces de sang de Sophie Le Tan retrouvées

Jean-Marc Reiser, 58 ans, a été interpellé dans son appartement de Schiltigheim ce samedi soir, avant d’être placé en garde à vue. La perquisition menée dans son logement ainsi que les caves et box lui appartenant ont permis aux enquêteurs de découvrir des traces de sang.

Un relevé qui n’a pas été évident pour les policiers, puisque l’appartement du suspect avait été nettoyé « en profondeur », « très récemment » a indiqué la procureure de la République de Strasbourg, Yolande Renzi.

Après analyses, « l’ADN a été attribué à Sophie Le Tan ».

Un suspect déjà condamné à plusieurs reprises, notamment pour viols

Jean-Marc Reiser, 58 ans, est déjà bien connu de la police et de la justice. En 1997, lors d’un contrôle de routine, des gendarmes avaient découvert dans son véhicule un arsenal d’armes de poing, un fusil à pompe, des cagoules et des stupéfiants ainsi que des photos pornographiques. Les forces de l’ordre avaient été intriguées par les poses endormies des jeunes femmes sur ces clichés. L’une d’elles, une ex-maîtresse de Jean-Marc Reiser, avait déposé plainte pour viols, avant de finalement la retirer.

Une affaire et une interpellation qui permettra quand même aux enquêteurs de faire le lien entre Jean-Marc Reiser et le viol non élucidé d’une auto-stoppeuse allemande de 22 ans le 22 août 1995 dans les Landes.

En 2001, le suspect avait été condamné à 15 ans de réclusion par la cour d’assises du Doubs pour le viol de l’auto-stoppeuse allemande en 1995 et pour des viols sur sa maîtresse en 1996. Une peine confirmée en 2002 par la cour d’assises d’appel du Bas-Rhin.

Toujours en 2001, Jean-Marc Reiser avait été aussi impliqué dans une autre affaire, celle de la disparition d’une représentante de commerce de 23 ans en 1987. Il sera finalement acquitté par la cour d’assises du Bas-Rhin.

La plus récente condamnation du mis en cause date de 2012 selon Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Le suspect a été condamné à quatre ans de prison dont deux ferme pour avoir fracturé le cabinet d’un vétérinaire.

Après 48 heures de garde à vue, Jean-Marc Reiser a été mis en examen pour « assassinat, enlèvement et séquestration » ce lundi soir et placé en détention provisoire a annoncé la procureur de la République ce mardi soir.

Actu17.