🇫🇷 Un officier de Gendarmerie poursuivi disciplinairement pour avoir comparé les Guyanais à des singes hurleurs.

par Y.C.
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Le discours a créé un clivage au sein même de l’escadron.

Un chef d’escadron de Gendarmes Mobiles en mission en Guyane a prononcé un discours dans lequel il a assimilé les habitants guyanais à des « singes hurleurs ». Il était censé faire le bilan de la mission de son escadron pendant les trois mois passés en Guyane.

« Quelle faune exceptionnelle que tous ces singes hurleurs »

La copie du discours que se sont procurés Le Monde et LCI.

On peut y lire : « Quelle faune exceptionnelle que tous ces singes hurleurs lançant autant de jurons que de parpaings pour marquer leur territoire, ces petits caïmans trempant jour et nuit dans l’alcool et entourés de plantes euphorisantes, s’en prenant sans prévenir à des proies toujours crédules », précisant qu’il s’agit bien d’une « allégorie ». L’officier continue en décrivant « des paresseux très nombreux dans la région, dont la réactivité et l’envie de travailler n’ont d’égal que les résultats qu’ils obtiennent ».

Le discours fait le buzz en interne

C’est dans « La Gazette du 25/1 », journal interne de l’escadron de Gendarmes Mobiles basé à Maisons-Alfort dans le Val-de-Marne, que le discours a ensuite été publié, et s’est retrouvé affiché dans le cantonnement de l’escadron à Saint-Laurent-du-Maroni puis retiré et envoyé aux gendarmes par e-mail.

Des militaires partagés

Si certains gendarmes ont fait part de leur choc à l’écoute puis à la lecture du discours, d’autres n’ont pas souhaité s’exprimer. D’autres encore, comme ce militaire joint par LCI et Le Monde quant à lui estime que le discours n’a “rien de choquant”, relève de l’humour et a été prononcé dans un cadre “privé”. “C’est un souvenir entre gendarmes, on se remémore quelques moments, c’est tout”.

Une maladresse

L’officier de Gendarmerie de son côté plaide la maladresse, se défendant de tout racisme. Il a été entendu par sa hiérarchie le 4 mai dans le cadre d’une procédure disciplinaire. L’information, rendue publique dans les médias a obligé le Ministre de l’Intérieur à s’exprimer publiquement.

Actu17.