Une adolescente de 17 ans décède d’un choc toxique provoqué par un tampon hygiénique


Maëlle avait 17 ans lorsqu'elle est décédée des suites d'un syndrome du choc toxique (SCT), causé par son tampon. (capture écran Facebook)

Maëlle, 17 ans, est décédée suite à un choc toxique dû à un tampon hygiénique. Un médecin lui avait initialement diagnostiqué une grippe gastro-intestinale.


Une adolescente originaire de la commune de Somzée, dans le sud de Charleroi (Belgique) est morte ce jeudi à l’hôpital. Tout a commencé ce lundi 6 janvier lorsque Maëlle est rentrée de la salle de sport vers 20h30 raconte sa mère à la RTBF.

Quelques heures plus tard, la jeune femme a commencé à avoir de la fièvre puis des nausées et des vomissements. Un médecin l’a auscultée et a diagnostiqué une grippe gastro-intestinale.

« Maëlle commence à avoir des troubles de la vue. Je prends sa tension : 5.3. »

« Pendant toute la journée du mardi, les symptômes perdurent. Le diagnostic médical ne nous pousse pas à nous alarmer outre mesure. Mais le soir, Maëlle commence à avoir des troubles de la vue. Je prends sa tension : 5.3. J’appelle l’ambulance, mais les ambulanciers restent sur le même diagnostic, une grippe. Même chose à l’hôpital », raconte sa mère avant d’expliquer qu’il était ensuite trop tard.

« Ma fille souffre de déshydratation sévère, elle est emmenée dans un autre hôpital, aux soins intensifs. Et c’est là qu’on lui diagnostique un choc toxique. Il est déjà trop tard. »


Maëlle est décédée des suites d’un syndrome du choc toxique (SCT). Il s’agit d’une « complication liée à une infection bactérienne. Le plus souvent, il s’agit d’une souche de staphylocoque, le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus), qui peut fabriquer des toxines et déclencher ainsi une réaction excessive du système immunitaire, qui essaye de venir à bout de l’infection », détaille Santé Magazine.

« Maëlle connaissait le danger et était doublement vigilante. Ça ne l’a pas épargné… »

« Mon ange, ma fierté est partie vers les étoiles. Toi qui rêvais de voyager à travers le monde, te voilà partie vers un très long voyage », a écrit la mère de Maëlle sur Facebook, à côté d’une photo de l’adolescente. « Maëlle connaissait le danger et était doublement vigilante. Ça ne l’a pas épargné… Et non… Ça n’arrive pas qu’aux autres », a-t-elle aussi écrit.

 

« Maëlle, tellement de choses que je n’ai pas eu le temps de te dire, tellement de projets que tu voulais faire avec et sans nous, tu portais la vie joyeuse, tout le monde t’adorais, tes amis ados et adultes. J’ai tellement appris de toi ma grande fille », a écrit son père dans ce même message.

24 cas du syndrome du choc toxique (SCT) ont été recensés en France en 2017, et entre 3 et 4% des utilisatrices de tampon sont porteuses de la souche de staphylocoque à l’origine de ce choc.