Une enquête ouverte pour viol et agression sexuelle au lycée militaire de Saint-Cyr-l’École


Le lycée militaire de Saint-Cyr-l'École. (capture écran Google)

Une enquête a été ouverte pour « viol » et « agression sexuelle » suite au dépôt de plainte d’une élève du lycée militaire de Saint-Cyr (Yvelines). Un élève a été écarté.


Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Versailles ce mardi pour « viol » et « agression sexuelle ». Une élève du lycée militaire de Saint-Cyr a déposé plainte.

Les investigations ont été confiée aux gendarmes de la Brigade de recherche de Versailles, avec en appui la section de recherches rapporte Libération. L’Armée de terre a transmis un communiqué sur ce sujet ce jeudi dans lequel elle évoque des faits de « harcèlement sexuel de la part d’un élève masculin à l’encontre de jeunes femmes de sa classe ».

Le ministère des Armées a ensuite indiqué au quotidien qu’il s’agissait de « comportements et de gestes déplacés », ajoutant que le commandant du lycée s’était présenté à la gendarmerie pour dénoncer ces agissements.

Une dizaine d’élèves ont rapporté des faits

Au départ de l’ouverture de cette enquête, le récit d’une dizaine d’élèves qui ont alerté la référente mixité de l’établissement. Face à la teneur de leurs propos, le commandement a alors pris la décision d’écarter l’élève mis en cause, le temps qu’une enquête interne se déroule.


Un conseil de discipline se tiendra à la fin du mois de février durant lequel le mis en cause pourrait être sanctionné, en plus des investigations judiciaires qui ont débuté. Le suspect est un jeune majeur, élève en première année d’hypokhâgne (prépa littéraire), qui est aussi interne au lycée.

Les plaignantes sont des camarades de ce dernier. Les premiers faits dénoncés remonteraient avant même la rentrée scolaire, au moment de la phase de préparation militaire précise le journal.

Un autre scandale en 2018

En 2018, les prestigieuses classes prépa du lycée de Saint-Cyr avaient été au cœur d’un scandale suite à des faits de harcèlement moral subi par les élèves féminines, de façon systématique. La ministre de la Défense Florence Parly était alors intervenue et avait annoncé des mesures.