Une femme tuée à coups de couteau près de Rouen, son compagnon interpellé


Illustration. (Manuel Esteban/shutterstock)

Un homme de 60 ans a été interpellé et placé en garde à vue pour le meurtre de sa compagne à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen (Seine-Maritime). La victime sans vie était méconnaissable à l’arrivée des policiers.

C’est un nouveau féminicide qui s’est produit en Seine-Maritime ce mardi. Un homme de 60 ans a contacté la police vers 09h30 et leur a expliqué qu’il venait de tuer, à son domicile, sa conjointe de 46 ans. « À l’arrivée de la police à son domicile, un appartement de Mont-Saint-Aignan, la victime était allongée au sol et présentait des plaies par arme blanche », a détaillé le procureur de la République de Rouen, Pascal Prache, cité par Le Parisien. Le sexagénaire a été placé en garde à vue pour homicide volontaire.

La victime était méconnaissable. Son visage était « tuméfié et lacéré » précise une source judiciaire à Paris Normandie. Des traces de lacérations ont également été retrouvées sur le corps de la défunte. Cette dernière a été tuée au couteau et a aussi reçu des coups de poing et de pied.

Il évoque une dispute violente

Le tueur présumé aurait déclaré qu’il avait tué sa femme après une violente dispute. La victime était placée sous curatelle et son compagnon « aurait été interné en psychiatrie à l’hôpital du Rouvray en début d’année », a précisé le magistrat, ajoutant qu’il était inconnu des services de police. La quadragénaire s’était rendue le matin même au domicile de son compagnon.

Une autopsie va être pratiquée et permettra aux enquêteurs d’en savoir davantage sur les circonstances du décès de la victime. Les policiers de la sûreté départementale ont été chargés des investigations.

Le mis en cause a été hospitalisé d’office en psychiatrie ce mardi à la suite d’un examen, et sa garde à vue a été levée selon nos informations. Des expertises devront déterminer s’il peut être tenu responsable de ses actes. L’homme était récemment sorti de l’hôpital.

Selon le collectif « Nous Toutes », il s’agirait du 51e féminicide depuis le début de l’année.