🇫🇷 Vague d’arrêts maladie chez les CRS ce mardi : près de 470 d’entre-eux étaient indisponibles.

Illustration D.R.

Cela fait maintenant plusieurs mois que la grogne couve chez les policiers affectés en Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).

● C’est une déferlante d’arrêts maladie à laquelle la Direction Centrale des Compagnies Républicaines de Sécurité (DCCRS) a dû faire face ce mardi. Ce phénomène a pris lentement, mais sûrement, de l’ampleur parmi les effectifs du maintien de l’ordre et le mouvement ne semble pas s’essouffler.

● En cause : la réforme de leur IJAT (indemnité journalière d’absence temporaire), prime de déplacement spécifique pour les CRS, qui sont très régulièrement amenés à travailler en déplacement, partout en province.

La question de l’IJAT toujours non résolue

● L’IJAT est susceptible d’être désormais soumis aux prélèvements sociaux, comme l’a annoncé Gérard Collomb le 21 juillet dernier.

● Alors que la Cour des comptes a signalé en juin dernier que l’IJAT ne pouvait pas « constituer un remboursement de frais » et devait entrer dans « le régime social et fiscal de rémunération », Gérard Collomb a expliqué aux organisations syndicales qu’une solution était en cours de réflexion.

Selon le Ministre, le but serait d’inclure l’IJAT dans la fiche de paie, sans que cette dernière ne fasse partie du montant imposable. A ce jour, le flou demeure toujours sur cette question.

● Le manque d’effectifs, de moyens mais également les conditions d’hébergements de ces policiers lors de leurs déplacements, sont aussi les causes de ce « ras-le-bol ».

Des centaines de CRS indisponibles ce mardi

● Ce mardi 12 septembre, alors que de nombreux travailleurs ont manifesté contre la réforme du Code du Travail que souhaite engager le gouvernement, plusieurs centaines de CRS se sont faits « porter pâles ».

● Selon nos informations, ce sont 464 CRS qui n’étaient pas présents aujourd’hui. Parmi ces 464 policiers, 430 se sont portés « consultant », c’est à dire que ces policiers ont demandé à voir un médecin et n’étaient donc pas disponibles aujourd’hui. Les autres étaient déjà en arrêt maladie.

● Plusieurs compagnies ont été impactées par ce mouvement, notamment les CRS 3, 51, 6, 61, 50, 60, 45, 46, 28, 24, 52, 7 et 41.

● 1400 policiers affectés en CRS devaient initialement être engagés sur cette journée de mobilisation sociale ce mardi, en France. Ils ont donc été moins de mille.

Actu17.