🇫🇷 Val-de-Marne : À l’aube, des policiers cagoulés enfoncent la porte d’une septuagénaire… par erreur.

par Y.C.
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Une semaine plus tard, la retraitée ne s’est toujours pas remise de ce réveil inattendu.

Mercredi dernier à 6 heures du matin, cette habitante de Gentilly, âgée de 77 ans, a eu la peur de sa vie. Réveillée en sursaut par de violents coups dans sa porte d’entrée, elle a vu débouler une demi-douzaine d’hommes cagoulés. Les policiers en opération anti-drogue dans le quartier du Chaperon-Vert venaient de se tromper d’appartement.

Un réveil violent

Au journal Le Parisien, elle raconte : « Je suis sortie précipitamment de mon lit après avoir entendu un grand bruit. Et là, j’ai vu environ sept hommes encagoulés tout en noir dans mon salon. L’un d’entre eux m’a dit « taisez-vous » avant de me plaquer contre une porte et de reprendre : « bougez pas, c’est la police. Il y a quelqu’un chez vous ? ». J’ai eu beau leur crier qu’ils se trompaient, que je vivais seule, c’était comme s’ils ne m’entendaient pas. »

Les policiers comprennent leur méprise

Moins de dix minutes plus tard, après une inspection de l’appartement, la retraitée a entendu un fonctionnaire au téléphone sur son balcon dire : « On est tombé chez une vieille. On s’est trompé d’escalier ». L’habitante, âgée de 77 ans, ironise : « J’ai trouvé ça sympathique… ». Puis la plupart des policiers, qui recherchaient une « nourrice » et de la drogue, sont ressortis du domicile.

Sous le choc

Un fonctionnaire l’a aidée à s’assoir, puis une policière est venue noter son identité complète et son numéro de téléphone. L’ancienne vendeuse de soldats de plomb raconte : « Je suis restée à pleurer. Je n’étais bonne à rien. J’ai eu des tremblements. Mon médecin a constaté des douleurs aux bras, aux trapèzes. J’ai eu des difficultés d’endormissement pendant deux jours. Aujourd’hui encore, j’ai du mal à me dire qu’il ne va rien m’arriver. Je suis perturbée ». Son fils est venu tenter de redresser la porte, mais elle ne ferme plus totalement.

Comment se faire dédommager ?

La vieille dame, qui n’a pas été informée des démarches pour se faire rembourser sa porte, regrette aussi de ne pas avoir reçu d’excuses. Elle a tenté de déposer plainte, mais a essuyé des refus dans deux commissariats, au motif – légitime – qu’aucun délit n’a été commis par les policiers.

Les services de police ont « fait le nécessaire »

De leur côté, les fonctionnaires ont affirmé avoir fait le nécessaire en contactant immédiatement le bailleur et la mairie pour que l’habitante soit dédommagée pour sa porte et que la maire prenne de ses nouvelles et lui explique les circonstances de l’intervention. La septuagénaire a effectivement reçu plusieurs appels de l’édile et un adjoint doit, finalement, s’occuper de sa porte dès lundi.

Une opération fructueuse

L’intervention de police, qui a nécessité le déploiement d’une trentaine de fonctionnaires, a permis l’interpellation de deux « nourrices », rapporte Le Parisien.

Actu17.