Val-de-Marne : Il harcèle une policière durant des mois, affirmant qu’il recherche une gendarme

Illustration. (Adobe Stock)

Un homme de 53 ans a été condamné à huit mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne), avant d’être conduit en prison, pour avoir harcelé, insulté et menacé une policière, tout en affirmant qu’il recherchait une gendarme.

Il a passé plus de 60 appels à une policière du commissariat de Villeneuve-Saint-Georges. Un Moldave de 53 ans a été écroué mercredi soir à la fin de son jugement en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Créteil, rapporte Le Parisien. Il a écopé d’une peine de huit mois de prison ferme pour harcèlement, avec mandat de dépôt. Le procureur de la République avait requis une peine de douze mois de prison ferme, dont six avec sursis.

Les motivations de ce quinquagénaire, père de deux enfants, restent obscures. Tout a commencé en avril dernier lorsque la policière a auditionné un suspect placé en garde à vue, suite à une coupure sauvage d’électricité alimentant plusieurs pavillons de la commune. Mis hors de cause, l’homme a évoqué une gendarme prénommée Odessa. « Elle l’aurait reconduit à la frontière, peut-être en 2011 », indique une source policière à nos confrères.

Quelques mois plus tard, le 1er octobre, la policière a commencé à recevoir des appels du père de famille sur sa ligne fixe professionnelle, quasiment tous les jours. Des insultes, des menaces. L’homme prévient même la fonctionnaire qu’il va l’attendre à la sortie de son travail. « Je l’ai insultée car elle se mettait entre moi et Odessa », a assuré le prévenu durant son procès.

Il reconnait avoir tagué la gendarmerie

Excédée par le harcèlement quotidien et les propos de cet homme, la policière a fini par déposer plainte. Douze jours d’incapacité totale de travail (ITT) lui ont été attribués. Ce sont ensuite des tags qui ont été découverts, sur la caserne de gendarmerie d’Évry-Courcouronnes (Essonne). « Odessa, salle pute de gendarm ». Le quinquagénaire a admis qu’il était l’auteur de ces inscriptions insultantes.

Interpellé ce mardi, un expert a estimé que son état de santé mental n’était à l’origine d’aucune abolition de son discernement. « On a du mal à comprendre les raisons de cette fixette sur la policière », a convenu le procureur durant l’audience.