Val-de-Marne : La vente d’une moto sur Snapchat était un guet-apens, les acheteurs ont vécu un calvaire


Illustration. (Adobe Stock)

En lieu et place du vendeur de la moto convoitée, des acheteurs, qui avaient répondu à une annonce sur internet, ont été accueillis par trois individus armés. La simple transaction commerciale s’est transformée en cauchemar.

Ils avaient répondu à une annonce sur le réseau social Snapchat, et comptaient acquérir une moto-cross pour 2 500 euros auprès d’un certain « Pogbiiche ». Mercredi, deux jeunes gens originaires de l’Essonne se sont rendus, comme convenu, en plein cœur de la cité de la Haie-Griselle à Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne) pour procéder à l’achat.

Mais soudain, tout a basculé. Trois individus, armés de battes de baseball et de bombes lacrymogènes, ont surgi pour faire main basse sur les 2 500 euros en espèces, rapporte Le Parisien.

La BAC intervient en pleine agression

Déjà sensibilisée après un premier guet-apens, une patrouille de la brigade anticriminalité (BAC) de Boissy-Saint-Léger se trouvait non loin du secteur. Elle est rapidement intervenue. L’un des acheteurs s’est particulièrement fait rouer de coups, puis traîné vers un local à poubelles.

C’est à ce moment-là que la BAC est arrivée, mettant en fuite les agresseurs et fin au calvaire des victimes.


Trois suspects en garde à vue

Les policiers ont interpellé l’un des suspects, âgé de 15 ans et défavorablement connu de leurs services. Lors de sa garde à vue, il a avoué avoir participé à la mise au point de ce piège pour voler l’argent des victimes.

Reconnu par les fonctionnaires lors de l’intervention, un de ses complices a été interpellé dès le lendemain à son domicile. Face aux enquêteurs, il a nié avoir été informé du guet-apens avant d’être mis devant le fait accompli. Il a été déféré pour complicité, relate le quotidien francilien.

Un troisième suspect avait été arrêté rapidement après le méfait, mais les investigations l’avaient disculpé pour le guet-apens. Toutefois, il avait été trouvé porteur d’un couteau et a fait l’objet d’un rappel à la loi pour « port d’arme prohibé ».

Un autre guet-apens la semaine précédente

Quelques jours avant cette violente agression, un père de famille avait subi le même sort que les deux jeunes gens originaire de l’Essonne. Le samedi précédent, il était venu de l’Oise jusqu’à la Haie-Griselle pour acquérir une moto après avoir répondu à une annonce sur Facebook.

Même scénario : il avait été roué de coups et délesté de tout son argent. L’enquête n’a pas permis aux policiers d’établir un lien entre les adolescents interpellés et cette affaire.