Val-de-Marne : Un élève de 10 ans met 2 coups de tête à son professeur en pleine classe


Illustration. (Adobe Stock)

Un enseignant de l’école Paul-Bert à Maisons-Alfort (Val-de-Marne) a reçu deux coups de tête au visage de la part d’un écolier âgé de seulement 10 ans. Ce dernier s’était déjà fait remarquer par son comportement violent, à plusieurs reprises.


Un professeur est revenu devant sa classe ce lundi après deux semaines d’arrêt maladie. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu’il tentait de trouver une solution face aux comportements violents et répétés d’un de ses élèves âgé de 10 ans. Mais ce lundi, la situation a dégénéré.

Sans raison, l’enfant lui a porté deux coups de tête au visage en pleine classe. L’élève était à ce moment là dans une énième crise de nerf et le professeur tentait de le calmer raconte Le Parisien. Le fonctionnaire qui fait ce métier depuis près de 20 ans, a déposé plainte.

Il n’a fort heureusement pas été blessé physiquement mais a été très choqué. Il est de nouveau en arrêt maladie cette semaine. De son côté, l’enfant est toujours scolarisé normalement.

« Il jette des projectiles sur tout le monde, il frappe les élèves »

C’est loin d’être la première fois que cet enfant de 10 ans pose problème. Dès la rentrée, les premiers soucis sont apparus. « Il jette des projectiles sur tout le monde, il frappe les élèves, les pousse violemment dans les escaliers », selon une source proche du dossier citée par le quotidien.


Une mère de famille a également déposé plainte contre l’enfant, après que ce dernier a exercé des violences contre son fils. Plusieurs parents réclament d’ailleurs l’exclusion de cet enfant de 10 ans. « Nos enfants sont aujourd’hui en danger. Nous apportons aussi tout notre soutien à l’enseignant que nous apprécions beaucoup », a déclaré le père d’un autre élève.

« Il faut arrêter avec cette omerta »

« Cela fait des semaines que nous alertons notre hiérarchie sur cette situation. Mais les psychologues ou les médecins scolaires sont débordés. On préfère nous répéter qu’on ne sait pas faire », a expliqué de son côté le Snuipp FSU, le syndicat des professeurs des écoles, ajoutant qu’il ne s’agit « pas d’un cas isolé ». « Cela arrive régulièrement mais beaucoup de collègues ne saisissent personne ou minimisent (…) Il faut arrêter avec cette omerta ».