🇫🇷 Val-de-Marne : Un militaire de l’opération sentinelle ivre frappe une femme de 60 ans.

par Y.C.
Illustration. DR

À la suite d’un repas très arrosé, un caporal-chef de l’opération Sentinelle a porté des coups à une femme de 60 ans.

En mars dernier, à Nogent-sur-Marne dans le Val-de-Marne, des militaires du 35e Régiment d’infanterie de Belfort ont bénéficié d’une permission pour déjeuner dans un restaurant de la Grande-Rue-Général-de-Gaulle.

À la fin du repas vers 14 heures, les militaires ont regagné leur base mais cinq d’entre eux, dont une femme, ont poursuivi les festivités, consommant jusqu’à 18 heures.

Une femme de 60 ans battue

Véronique Zygel, la victime, a déclaré : « J’ai vu une femme au sol. Un homme semblait la frapper. Elle avait l’air en danger. L’autre hurlait comme un forcené « Je vais vous montrer qui c’est l’homme ! » ». – Un autre militaire témoin des faits expliquera que la soldate était simplement en train de vomir – Soudain, le regard du caporal a croisé celui de la sexagénaire, qui poursuit : « Il a foncé vers moi en me disant trace ta route toi qu’est-ce tu regardes ? » et le caporal lui a porté un coup de poing. Ses camarades l’ont maîtrisé.

Un soldat interpellé

Quatre des militaires ont quitté les lieux, un soldat est resté sur place pour parlementer avec la victime. Il sera interpellé par les policiers et refusera de donner le nom de l’agresseur.

L’agresseur se dénonce

Une fois dessoûlé, le mis en cause s’est dénoncé à son officier et a été conduit au commissariat de police. La victime a été traumatisée et a dû être suivie par un psychiatre pour un syndrome post-traumatique.

Composition pénale

Les violences étant légères et le prévenu ayant reconnu les faits, le parquet déclenché la procédure de composition pénale.

L’affaire a été examinée lundi par le tribunal de Créteil mais la victime s’est insurgée en déclarant qu’elle ne voulait pas de composition pénale mais désirait un procès. Son avocat a demandé au parquet si la qualité de militaire du prévenu n’avait pas permis d’éviter le procès.

Le tribunal a décidé qu’un procès aurait bien lieu courant septembre, rapporte Le Parisien.

Actu17.