🇫🇷 Val-d’Oise : Il tente de tuer un policier durant sa garde à vue. La victime a 52 points de suture à la tête.

par Y.C.

Un gardien de la paix de 27 ans a été violemment frappé par un gardé à vue, qui a utilisé une arme par destination. Une enquête a été ouverte pour tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique.

L’attaque a été particulièrement violente tôt ce mercredi matin au commissariat d’Enghien-les-Bains (Val-d’Oise). Un homme de 46 ans en situation irrégulière en France et placé en garde à vue la veille au soir, a demandé à aller aux toilettes vers 05h45. Il en a profité pour se saisir du couvercle de la chasse d’eau.

Au moment de sortir pour rejoindre sa cellule, le mis en cause a subitement attaqué le policier qui l’attendait derrière la porte, le frappant violemment avec le couvercle en céramique, au visage.

Un autre policier intervient

L’homme a continué à frapper le fonctionnaire qui a chuté au sol raconte Le Parisien. L’agresseur allait de nouveau s’en prendre violemment au policier lorsqu’un de ses collègues, qui a entendu des cris, est intervenu et a maitrisé le gardé à vue.

Le suspect avait été interpellé plus tôt dans la nuit, vers 3 heures alors qu’il s’en prenait violemment à l’un des machinistes RATP du Noctilien. Avant cet assaut sur ce policier, sa garde à vue se déroulait normalement raconte le journal francilien.

52 points de suture à la tête

La victime, un policier du service général du commissariat d’Enghien, a été conduit à l’hôpital d’Eaubonne après avoir été pris en charge par les secours qui lui ont prodigué les premiers soins. Le fonctionnaire a reçu 52 points de suture à la tête, son visage était devenu méconnaissable.

5 jours d’ITT (incapacité totale de travail) ont été attribué à la victime, ainsi que 30 jours d’incapacité au titre du retentissement psychologique.

Le parquet a ouvert une enquête pour tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique, confiée aux policiers de la sûreté départementale. Le mis en cause devra également répondre des faits de violences sur le machiniste de la RATP.