Var : Une femme de 78 ans agressée à son domicile par des malfaiteurs armés


Illustration. (Shutterstock)

La victime a subi un calvaire qui a duré une heure et demie.

L’agression à domicile s’est produite dans la nuit du 15 au 16 mai peu après 2 heures du matin, alors que l’habitante dormait paisiblement. Cette femme, âgée de 78 ans et domiciliée à La Croix-Valmer dans le Var, a été réveillée par deux malfaiteurs. À peine éveillée et toujours dans son lit, un inconnu s’est jeté sur elle.

Frappée et menacée avec un couteau

L’agresseur lui a obstrué la bouche et l’a frappée à coups de poing. Les deux malfrats venaient d’entrer dans son domicile sans effraction, car l’habitante ne ferme pas sa porte pour laisser entrer ses chats.

Pendant que l’un des deux cambrioleurs est resté à côté d’elle, le second a fouillé le logement. Ils lui ont ensuite demandé son code de carte bancaire en lui piquant le cou avec un couteau.

Elle donne un faux code de carte bancaire

Courageuse ou téméraire, la septuagénaire leur a communiqué un faux code, que l’un des deux agresseurs s’est empressé de tester. L’attente a été très longue pour la victime… Finalement, le malfrat est revenu bredouille auprès d’elle et de son complice. Les violences ont repris jusqu’à ce qu’elle livre le bon code.


L’habitante a été ligotée, bâillonnée et frappée de nouveau. Après une heure et demie de calvaire, les malfaiteurs ont pris la fuite. Non sans emporter avec eux : argent liquide, sacs, parfums et téléphone de la victime.

Les suspects identifiés

La Brigade de Recherches de Saint-Tropez a travaillé sans relâche durant quinze jours pour retrouver les agresseurs. Au final, un homme d’une quarantaine d’années et une femme de 45 ans ont été confondus par les enquêteurs. La femme était déjà  connue pour abus de faiblesse sur des personnes âgées.

Les investigations ont démontré qu’ils avaient agi sous l’effet de la cocaïne. Tous deux ont été interpellés lundi et placés en garde à vue.

En attente du jugement

Le duo a comparu ce mercredi au tribunal de Draguignan pour « séquestration avec violence » et « violence en réunion avec arme ». Ayant agi en récidive, ils encourent une peine de 20 ans d’emprisonnement.

L’audience a été reportée au 24 juin à la demande de leurs avocats. Les prévenus ont été placés en détention provisoire.