Vaucluse : Il frappait ses enfants et sa femme lorsqu’ils refusaient de porter le foulard islamique


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Un homme de 35 ans a été déféré au tribunal correctionnel d’Avignon (Vaucluse) ce vendredi. Il est accusé d’avoir frappé et infligé des sévices à ses enfants et sa femme lorsqu’ils refusaient de porter le foulard notamment. Son procès a été renvoyé et le prévenu a été écroué.

L’affaire a débuté lorsqu’une mère de famille s’est présentée au commissariat de Cavaillon ce lundi. Cette dernière a déposé plainte pour des violences commises par son mari, sur ses enfants mais également sur sa personne raconte Le Dauphiné. Le suspect âgé de 35 ans a été interpellé et placé en garde à vue le lendemain.

La mère de famille a expliqué aux enquêteurs que son mari, qui se présente comme un musulman traditionaliste, n’acceptait pas que deux de ses filles refusent de porter le foulard islamique ou encore qu’elle refusent de faire les devoirs qu’elles ramènent de l’école coranique.

Frappées avec des ceintures, des bâtons et des câbles électriques

Face à leur refus, le mis en cause les frappait régulièrement avec des ceintures mais aussi des bâtons et des câbles électriques. Des faits qui ont été confirmés par les enfants lors de leurs auditions. L’une de ses filles a également déclaré que son père était allé jusqu’à lui mettre un couteau sous la gorge.

Par ailleurs, son épouse a rapporté qu’elle était violée par ce dernier quasi quotidiennement selon une source judiciaire citée par le quotidien. Le mis en cause a quant à lui nié les faits face aux policiers. Il a été déféré ce jeudi en vue de son jugement en comparution immédiate le lendemain.


Il aurait tenté de jeter l’une de ses filles par la fenêtre

Au début de l’audience, l’homme qui parle mal le français a demandé au tribunal de ne pas l’envoyer en prison, insistant sur le fait qu’il était un bon père de famille et qu’il aimait sa femme et ses enfants. L’occasion pour la présidente de rappeler au prévenu qu’il avait tenté de jeter l’une de ses filles par la fenêtre.

Le jugement a du être renvoyé au 27 mars à cause de la grève des avocats. En l’attente, le trentenaire a été placé en détention provisoire à la prison du Pontet.