Vesoul : Prison avec sursis pour le «serial killer de chats» qui capturait et torturait à mort ses proies


Illustration. (shutterstock)

Un habitant de Vesoul (Haute-Saône) capturait les chats du secteur et les tuait en commettant des actes atroces. La justice vient de le condamner.

Quatorze propriétaires de chats ont déposé plainte au commissariat de Vesoul, entre les mois de mars et juillet 2009. Leurs compagnons avaient mystérieusement disparu.

Les investigations des policiers les ont conduits à identifier et interpeller un habitant de la commune, âgé de 39 ans, relate Le Parisien. Cet homme, placé sous curatelle renforcée et connu de la justice pour usage de produits stupéfiants, s’est rendu coupable de faits particulièrement sordides.

Mardi, le tribunal correctionnel de Vesoul l’a condamné à 10 mois de prison avec sursis pour avoir volé, torturé et tué des chats durant la période couverte par l’enquête.

Des animaux traités avec une grande cruauté

Lors de sa garde à vue, le « serial killer de chats » a avoué qu’il avait capturé les animaux à l’aide d’une laisse collet. Lorsqu’il les ramenait ensuite dans son appartement, les chats subissaient des actes barbares. Certains étaient poignardés à mort, d’autres tués à coups de barre de fer ou projetés contre les murs ou un radiateur, jusqu’à ce qu’ils succombent.


Lors d’une perquisition à son domicile, les enquêteurs ont d’ailleurs retrouvé les armes utilisées et constaté la présence de sang et de touffes de poils collées sur les murs.

Il ne s’embarrassait pas longtemps des cadavres, qu’il jetait dans une poubelle. « Il n’y a pas de mots pour qualifier l’horreur de ces actes », avait plaidé lors d’une audience en mai Me Bertholde, l’avocate de l’association Boule de Poils qui s’est constituée partie civile, rapporte France Bleu.

Une altération de son discernement

Une expertise psychiatrique a décelé des troubles et une altération de son discernement au moment des faits. L’homme a été reconnu coupable de « vol, tentative de vol et sévices graves ou actes de cruauté envers un animal ».

Outre la peine de prison avec sursis, le tribunal a prononcé l’interdiction de détenir un animal pour le prévenu. Il devra verser à trois plaignants 500 euros de dommages et intérêts chacun, relate la Presse de Vesoul.

Le trentenaire devra aussi verser 100 euros à chacune des quatre associations de défense des animaux qui se sont constituées parties civiles : la Fondation Brigitte Bardot, Adopte un chat, la Fondation 30 millions d’amis et Boule de Poils.