Viol et meurtre d’une adolescente à Nantes : l’inspection générale de la justice saisie


Ministère de la Justice. (Flickr / Stephen Carlile)

Le prédateur sexuel de 45 ans qui a reconnu avoir violé et tué une adolescente de 15 ans, jeudi 20 août dernier, avait déjà été condamné pour 12 viols et tentatives de viols. Le ministère de la Justice a saisi l’Inspection générale pour faire la lumière sur son suivi socio-judiciaire.

Mis en examen et écroué pour « homicide volontaire, viol en récidive et destruction volontaire par incendie en récidive », François V. avait déjà été condamné en 2005 à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Vienne pour 12 viols et tentatives de viols sur des jeunes filles. Il avait été libéré en 2016.

L’Inspection générale de la justice va mener « une mission d’inspection de fonctionnement […] concernant les faits criminels survenus à Nantes le jeudi 20 août 2020 », selon un communiqué du ministère. Cette mission aura pour objectif d’« exposer les modalités de mise en œuvre de la mesure de suivi socio-judiciaire dont le mis en cause a fait l’objet », mais devra aussi déterminer « si cette prise en charge a été correctement effectuée ».

« On a pu penser à une forme de stabilisation »

Après sa libération, le prédateur sexuel avait déménagé en Loire-Atlantique et retrouvé un travail. « Il avait même trouvé une compagne. On a pu penser à une forme de stabilisation », a déclaré le procureur adjoint de Nantes, affirmant qu’il n’y avait « pas le moindre élément qui puisse [laisser] penser à une fragilisation de l’intéressé ces derniers temps qui aurait pu le conduire à passer à l’acte ».

Le 20 août dernier pourtant, François V. a récidivé. Durant sa garde à vue, il a reconnu les faits commis le 20 août à Nantes. Violée, une adolescente de 15 ans a ensuite été étranglée avec un câble. Il l’a alors aspergée d’eau de Javel, avant d’incendier l’appartement où il l’avait attirée. Ce sont les pompiers, alertés pour un incendie en cours, qui ont fait la macabre découverte.


Les inspecteurs du ministère de la justice étaient déjà présents sur place depuis vendredi soir. Ils « devront remettre les premières conclusions de leur mission le vendredi 4 septembre », précise le communiqué.