Violences contre les policiers le 28 novembre à Paris : un suspect en garde à vue


Un policier a été roué de coups ce 28 novembre à Paris alors que la manifestation contre la loi "sécurité globale" prenait fin. (capture écran vidéo/@TaoualitAmar)

Ce samedi 28 novembre, 98 policiers et gendarmes avaient été blessés en France au cours des manifestations contre le projet de loi « sécurité globale ».


Un suspect a été interpellé ce jeudi après les violences contre les forces de l’ordre à Paris, le 28 novembre dernier, lors de la manifestation contre la loi « sécurité globale ».

Le défilé qui avait été le théâtre de violences à l’encontre des policiers et des gendarmes, s’était terminé place de la Bastille. Un policier de la 31e compagnie d’intervention (CI) de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), avait notamment été roué de coups par plusieurs individus dans une scène d’ultra-violences. Des images glaçantes montrant ce lynchage avaient été diffusées sur les réseaux sociaux.

Le suspect a été arrêté dans l’ancienne caserne désaffectée de la gendarmerie de Cachan (Val-de-Marne), transformée en squat de l’ultra-gauche rapporte Le Parisien. Âgé d’une trentaine d’années, il a été placé en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir commis des violences sur un ou plusieurs policiers le 28 novembre. Sur le lieu de son interpellation, les enquêteurs ont trouvé des lunettes et des masques de protection, et ont saisi un cocktail Molotov ainsi que les vêtements que le suspect aurait portés le jour des faits.

Un méticuleux travail d’investigation

Le trentenaire a été identifié après de minutieuses investigations menées par les enquêteurs, qui ont exploité les images de vidéosurveillance de la préfecture de police de Paris (PVPP), ainsi que des vidéos amateurs diffusées sur les réseaux sociaux. Sur ces différentes séquences, le suspect serait filmé en train de lancer des projectiles sur les forces de l’ordre précise le journal francilien.

Un travail de téléphonie a également été réalisé. Par ailleurs, le mis en cause aurait pris part à un épisode de violences durant une manifestation des Gilets jaunes l’an passé.

« Ils étaient là pour tuer »

Ce 28 novembre, le policier lynché, Yann, a notamment eu deux dents cassées. Il s’était exprimé à LCI quelques jours après son agression : « J’étais en queue de colonne. À ce moment-là, ils m’ont attrapé et poussé au sol. J’ai reçu une pluie de projectiles, mais surtout des coups de poing et coups de pied au niveau du visage et des membres. J’ai essayé de me protéger et de me relever. Mais à chaque fois, j’étais repoussé au sol ». « Ils étaient là pour tuer. Il n’y avait aucun doute sur leurs intentions », a-t-il aussi affirmé. Des CRS avaient également été la cible d’un jet de cocktail Molotov durant les violences.

Les enquêteurs de la sûreté territoriale (ST) de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) travaillent sur ce dossier dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet de Paris pour « violences en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique ».