Violences du 1er mai 2018 : Alexandre Benalla renvoyé en procès avec trois autres prévenus


Alexandre Benalla le 21 janvier 2019 au Sénat. (capture écran vidéo)

L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, est renvoyé en procès pour les violences du 1er mai 2018.

Déjà renvoyé en correctionnelle pour l’utilisation frauduleuse de passeports diplomatiques et de service, Alexandre Benalla va également être jugé avec trois autres prévenus, notamment pour des « violences volontaires » sur des manifestants à Paris, le 1er mai 2018 rapporte BFMTV. Une affaire qui avait provoqué un scandale politique.

L’ex-chargé de missions de l’Élysée est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « violences volontaires », « immixtion sans titre dans l’exercice d’une fonction publique » ou encore « port d’arme » ou « port public d’insigne » non-autorisé, indique l’ordonnance de renvoi.

Deux anciens hauts gradés de la préfecture de police

Alexandre Benalla avait été filmé alors qu’il molestait des manifestants en marge du défilé du 1er-Mai, place de la Contrescarpe à Paris ainsi que dans le Jardin des plantes. Vincent Crase, ex-salarié de la République en marche fait partie des prévenus, pour les mêmes infractions. Les deux hommes nient les faits et affirment qu’ils ont aidé les forces de l’ordre à interpeller des manifestants qui leur jetaient des projectiles.

Par ailleurs, deux anciens hauts gradés de la préfecture de police de Paris impliqués dans la remise des images de vidéosurveillances des incidents de la place de la Contrescarpe, à Alexandre Benalla, sont quant à eux renvoyés en correctionnelle, notamment pour « violation du secret professionnel ». Un troisième fonctionnaire de police a bénéficié d’un non-lieu dans cette affaire.