Violents affrontements à Redon pour l’installation d’une free-party : 7 blessés, un homme a la main arrachée


Les affrontements ont duré pendant 7 heures à Redon. (image Remy Buisine)

De violents affrontement ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi à Redon (Ille-et-Vilaine). Près de 1500 fêtards ont tenté de s’installer dans un champ pour lancer une free-party. Les gendarmes sont intervenus durant une bonne partie de la nuit. Un jeune homme a eu une main arrachée tandis que cinq militaires ont été blessés.

La nuit a été longue à Redon, commune située à une soixantaine de kilomètres de Vannes. Durant sept heures, les gendarmes ont tenté d’empêcher l’installation d’une free-party dans un champ a indiqué le préfet d’Ille-et-Vilaine, Emmanuel Berthier, dans un point presse ce samedi matin. 1500 personnes se sont rassemblées sur place à partir de 19 heures et les affrontements avec les forces de l’ordre ont été d’une « extrême violence » a-t-il indiqué.

Les fêtards ont tenté de s’installer dans le secteur de l’hippodrome. Un dispositif de gendarmes et de gendarmes mobiles a alors été mis en place pour empêcher la tenue de cette fête sauvage. Sur les réseaux sociaux, des messages appelant à cette free-party avaient été diffusés, notamment pour rendre hommage à Steve Maia Caniço, ce jeune homme décédé à Nantes (Loire-Atlantique) lors de la nuit de la fête de la Musique, suite à une intervention de police. Une enquête est toujours en cours concernant cette affaire.

Cocktails Molotov, boules de pétanques et morceaux de parpaing

Les fêtards ont lancé de nombreux projectiles sur les forces de l’ordre. « Les gendarmes ont reçu des cocktails Molotov, des boules de pétanque, des morceaux de parpaing, des pétards », a indiqué le préfet. Ces derniers ont répliqué par des moyens lacrymogènes et des tirs de lanceur de balles de défense (LBD). Cinq militaires ont été blessés au cours de ces violents affrontements, dont deux qui ont été transportés à l’hôpital. Deux fêtards ont également été blessés, dont l’un âgé de 22 ans qui a eu une main arrachée, semble-t-il suite à l’explosion d’une grenade de type GM2L. « Une enquête a été diligentée par le parquet de Rennes pour faire la lumière sur ce dramatique incident », a mentionné le parquet.

« Ces personnes se sont déchaînées. On peut s’interroger sur les intentions de ceux qui ont rejoint ce rassemblement festif », a réagi Maddy Scheurer, porte-parole de la gendarmerie nationale, sur BFMTV.

Ce samedi matin, la free-party a débuté sur place avec plusieurs centaines de participants comme le montrent les images du journaliste Remy Buisine. Les gendarmes sont toujours sur place.

Deux jours avant les faits, la préfecture avait pris un arrêté visant à interdire ce type de « rassemblement festif à caractère musical de type teknival ou rave-party pouvant regrouper plusieurs centaines de participants » et « susceptible de se dérouler entre le vendredi 18 et le mardi 22 juin 2021 en Ille-et-Vilaine ».