🇫🇷 Yann Moix dit regretter «ses mots grossiers». «Je n’ai absolument rien contre la police».

par Y.C.

Yann Moix a fait marche arrière ce mardi après avoir provoqué la colère des policiers et de leurs syndicats. L’écrivain avoue finalement être allé trop loin dans ses propos anti-policiers ce samedi.

L’écrivain a déclaré sur LCI ce mardi « regretter des mots grossiers ». « Je disais avec des mots grossiers que je regrette, parce que c’est jamais bien les mots grossiers (…) que la police n’a pas à venir dire sur les plateaux qu’elle a peur puisque le signal envoyé n’est pas le bon pour être respecté » a-t-il expliqué.

« J’ai manqué d’intelligence sur cette manière de s’exprimer »

« Cette façon triviale de parler n’est pas la bonne. J’ai manqué d’intelligence sur cette manière de s’exprimer. Personne n’est anti-flic dans cette histoire, être anti-flic n’a aucun sens et aucun intérêt » a ajouté Yann Moix.

« Je n’ai absolument rien contre la police, je suis et je reste absolument traumatisé par les violences policières que j’ai vues à Calais » a aussi dit le chroniqueur. « Je sais que la police manque de moyens, de préparation, qu’ils ont le sentiment d’être abandonnés par les politiques. (…) Ils se retrouvent dans des situations, s’ils interviennent trop ils sont sanctionnés, s’ils n’interviennent pas assez, ils sont caillassés. Ils sont pris dans un étau et être un policier doit être un cauchemar actuellement en France. » a poursuivi Yann Moix.

Plus de 2000 signalements au CSA

« On a le droit de temps en temps de sortir de ses gonds, de se mettre en colère, la preuve c’est que ça lance un débat. Si ça a blessé des gens, j’en suis désolé » a-t-il dit sur le plateau de LCI.

Le CSA a reçu plus de 2000 saisines de citoyens mais aussi de syndicats de policiers, ainsi que d’une association de femmes de policiers. Le syndicat Alliance Police Nationale a appelé tous les policiers ce lundi, a faire un signalement sur le site du CSA, répondant par la même occasion à Yann Moix par l’intermédiaire d’une vidéo aux images choc.

Actu17.