Yvelines : Sous de fausses identités, elle escroque 236 000 € à des banques et des organismes de crédit


Illustration. (pixabay)

Son stratagème était bien rodé. La mise en cause avait déjà été condamnée pour des faits similaires au cours de l’année.

Une habitante de Versailles (Yvelines) vient d’écoper de 11 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. En usant de deux fausses identités, cette femme de 45 ans est parvenue à escroquer des banques et des organismes de crédit à hauteur de 36 000 euros. Durant les mois précédents, elle était déjà soupçonnée d’avoir obtenu frauduleusement 200 000 euros, relate Le Parisien.

Le groupe anti-fraude enquête

Sa technique a été mise en échec par l’employé d’une banque de Versailles qui s’est aperçu de la supercherie. Une plainte a été déposée le 26 octobre auprès de la police, et une enquête pour « usurpation d’identité et ouverture frauduleuse de compte bancaire » a débuté. Elle a été confiée aux enquêteurs du groupe anti-fraude (GAF) de la sûreté urbaine.

Identifiée grâce aux caméras de surveillance

Les policiers n’ont pas mis longtemps à identifier cette femme soupçonnée par l’employé de banque. L’exploitation des enregistrements de la vidéosurveillance leur a permis de mettre un visage sur la fraudeuse. Déjà connue et interpellée trois fois au cours de l’année pour des faits similaires, il l’ont immédiatement identifiée.

Au cours de l’année, elle était arrivée à obtenir frauduleusement 200 000 euros en ouvrant des comptes et souscrivant à des crédits à la consommation sous fausses identités. Une quinzaine de victimes ont été recensées. La quadragénaire a d’ailleurs écopé de 2 ans d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve, le 24 septembre dernier.


43 000 euros de produits de luxe retrouvés

Lors de la perquisition de son domicile, les enquêteurs y ont découvert environ 43 000 euros de produits de luxe entassés. Les policiers évoquent à son endroit un profil d’escroc particulier, car elle n’avait visiblement pas l’intention de les vendre.

Durant sa garde à vue, la quadragénaire a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Elle a fait état d’une pathologie mentale pour justifier ses actes. Toutefois, l’expertise psychiatrique a conclu à son « accessibilité à la sanction pénale ».