Yvelines : Un homme de 27 ans écroué pour le viol d’un garçon de 12 ans et l’agression de 2 femmes


Illustration. (JPstock / Shutterstock)

Un étudiant de 27 ans est accusé d’avoir violé un garçon de 12 ans en pleine nuit à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) mais également d’avoir agressé deux femmes en leur léchant les pieds. Il a été mis en examen et écroué ce vendredi.

C’est une trace ADN qui a permis l’identification du suspect qui nie les faits. L’affaire a débuté au début du mois d’août 2018. En pleine nuit, une femme habitant le quartier historique de Saint-Germain-en-Laye a été réveillée par un homme qui est parvenu à s’introduire dans son appartement. Ce dernier est allé jusqu’au lit de la victime pour lui lécher les pieds, avant de prendre la fuite raconte Le Parisien.

Des faits similaires se sont ensuite déroulés en décembre de cette même année. Là encore, l’auteur a surpris la victime en pleine nuit, profitant du fait que cette dernière avait laissé sa porte ouverte, comme dans la précédente agression.

Les enquêteurs de la sûreté départementale (SD) ont mené des investigations durant plusieurs mois, sans réussir à identifier un suspect et ce, malgré la réalisation de deux portraits-robots. Le travail de téléphonie n’a pas non plus porté ses fruits.

Des traces de salive sur les draps du garçon violé

Une nouvelle agression le 18 mai dernier va permettre aux enquêteurs d’avancer dans leurs recherches. Un garçon de 12 ans a été surpris en pleine nuit par un homme qui lui a léché les pieds. L’agresseur a aussi touché le sexe de l’enfant et l’a violé. Il a ensuite pris la fuite après avoir menacé la victime de représailles, s’il elle venait à raconter ce qu’il vient de se passer.


Les parents de l’enfant ont déposé plainte. Les techniciens de la police n’ont pas été en mesure de trouver de traces ADN sur l’enfant qui s’était lavé après l’agression, mais ont découvert des traces de salive sur les draps de son lit. L’échantillon envoyé au laboratoire a permis d’identifier un suspect déjà inscrit au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).

Ce dernier était en effet déjà connu des services de police pour des faits de violences et d’usage de stupéfiants précise le quotidien francilien.

Il explique avoir été victime « d’un piège »

Le mis en cause habite officiellement chez ses parents, dans une rue à proximité de l’endroit où les trois agressions se sont produites. Convoqué au commissariat, il a été placé en garde à vue. Le suspect vient d’achever cinq années d’étude d’ingénieur. En outre, les victimes n’ont pas été en mesure de le reconnaître.

Face aux policiers, le mis en cause a nié les faits et a évoqué « un piège » qu’on lui a tendu. « Je ne peux pas accepter cela. Je préférerais être accusé de n’importe quoi d’autre mais pas du viol d’un enfant », a-t-il expliqué.

L’homme a été mis en examen et placé en détention provisoire ce vendredi.