Charente-Maritime : La Police Judiciaire arrête une dizaine de suspects et saisit 52 kg d’héroïne.


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Sept individus interpellés ont été mis en examen pour un trafic international de stupéfiants entre la France et les Pays-Bas.

Dimanche, les sept individus âgés de 36 à 60 ans ont été mis en examen par un magistrat de la Juridiction Interrégionale Spécialisée (JIRS) de Rennes. Ils sont notamment poursuivis pour avoir importé plus d’une centaine de kilos d’héroïne des Pays-Bas depuis un an. La drogue était transportée jusqu’en Charente-Maritime et à Bordeau en Gironde, relate Le Parisien.

Un fils et son père au coeur du trafic

Les investigations ont débuté, comme souvent, à la suite d’un « tuyau ». Les enquêteurs de la Police Judiciaire de Bordeaux ont alors mis sous surveillance un groupe de gens du voyage sédentarisés. Rapidement, deux personnages se sont distingués dans cette affaire : un père de 60 ans et son fils de 36 ans. Des liens avec la ville de Rotterdam aux Pays-Bas sont rapidement établis.

Filature…

Mais l’enquête, débutée un an auparavant, s’est accélérée la semaine dernière. Quatre suspects ont pris place à bord de deux utilitaires et sont partis, direction la Hollande. Là-bas, ils ont récupéré 52 kg d’héroïne auprès d’un contact, selon le quotidien francilien. La drogue, d’une valeur d’achat d’un million d’euros et de quatre millions d’euros à la revente, était dissimulée dans des caches à l’intérieur des utilitaires.

…et coup de filet

À leur retour en France mercredi, après 24 heures de trajet sur des routes secondaires pour relier Saint-André-de-Lisdon, les policiers sont passés à l’action.


Un vaste dispositif a été mis en place et les enquêteurs ont pu arrêter simultanément les quatre convoyeurs et six autres suspects chez eux.

Les policiers ont saisi : une Mercedes d’une valeur de 40 000 euros, 145 000 euros en espèces, du matériel de conditionnement et une presse recouverte d’héroïne (à tel point que les résidus ont été évalués à 10 000 euros), ainsi que du matériel pour la culture indoor du cannabis, en plus des 52 kg d’héroïne.

Coopération internationale

D’après l’enquête, les mis en cause blanchissaient l’argent sale en achetant des voitures qu’ils revendaient sur le marché de l’occasion. Trois fournisseurs de drogue basés à Rotterdam ont également été interpellés. Ils feront l’objet d’un mandat d’arrêt européen.