Coronavirus : Il refuse de porter un masque dans un TGV Paris-Nice, le passager est débarqué par la contrainte


Un TGV en gare de Nice. (Illustration/shutterstock)

Un homme qui se trouvait dans un TGV en direction de Nice (Alpes-Maritimes) ce dimanche, a été contraint de descendre au Creusot (Saône-et-Loire). Le voyageur refusait de porter un masque, pourtant obligatoire.

Son voyage en train s’est terminé plus tôt que prévu. Plusieurs passagers de ce TGV effectuant la liaison entre Paris et Nice ce dimanche après-midi ont raconté ce qu’ils avaient vécu. Leur train a fait un arrêt qui n’était pas prévu, en gare du Creusot, à mi-chemin donc, pour faire descendre un passager.

Ce dernier refusait de porter un masque, pourtant obligatoire dans les transports en commun depuis mai dernier, pour faire face à l’épidémie de coronavirus. La SNCF a confirmé au journal Le Parisien cet arrêt impromptu, ajoutant que les agents de la SUGE (sûreté ferroviaire) étaient intervenus dans le TGV Paris-Nice n°6169, « pour une injonction de descente du train, en raison d’un individu qui refusait le port du masque à bord ».

Une injonction possible « en cas notamment de trouble à l’ordre public ou de compromission de la sécurité des personnes », a précisé la SNCF. Plus précisément, si le passager refuse d’obtempérer, « la contrainte peut être utilisée par les agents de la sûreté ferroviaire », a rappelé la compagnie ferroviaire.

En plus d’être descendu de force, l’homme a été verbalisé à hauteur de 135 euros pour le non-port du masque, comme le prévoit la loi.


« On devait pas s’arrêter avant Marseille, le mec se retrouve au fin fond de la Bourgogne »

« Mon TGV a fait un arrêt exceptionnel au milieu de nulle part pour foutre dehors un mec qui refusait de porter le masque », s’étonne Cléa sur Twitter. « On devait pas s’arrêter avant Marseille, le mec se retrouve au fin fond de la Bourgogne ». Et d’ajouter avec une pointe d’humour : « Bravo monsieur, vous avez prouvé à deux contrôleurs et votre voisin de siège que vous étiez un vrai rebelle dans l’âme. Bon retour chez vous, profitez du pays bourguignon ».

« Les anti-masques vous allez trop loin dans l’incivisme ! Protégeons-nous les uns des autres ! », s’est insurgée de son côté Mathilde, une autre passagère.

Un cas isolé

Le TGV, qui ne devait s’arrêter qu’à Marseille avant son arrivée à Nice, n’a pris que 10 minutes de retard qui ont pu être rattrapées lors de la suite du voyage. La SNCF a néanmoins indiqué que ces injonctions de descente du train étaient quelque chose de très rare. « Plus de 95% des voyageurs respectent la consigne et la majeure partie des 5% restants acceptent de le porter après contrôle », a-t-elle détaillé au quotidien.