Deux hommes dont un policier des Hauts-de-Seine accusés d’avoir violé de jeunes enfants


Illustration. (hadescom/shutterstock)

Deux hommes, dont un policier, sont poursuivis par la justice pour des viols sur de très jeunes enfants. Les gendarmes d’Angers (Maine-et-Loire) ont identifié douze enfants victimes, ainsi que de nombreux hommes ayant partagé des images sordides de ces actes.

Les gendarmes de la compagnie d’Angers ont travaillé durant deux ans sur ce dossier. L’affaire a débuté par un signalement à la plateforme Pharos en février 2018 raconte Ouest-France. Le message expliquait aux enquêteurs qu’un jeune homme aurait commis des abus sexuels sur des enfants avec le nom de profil « Panda bleu ».

Les investigations vont permettre aux gendarmes d’identifier un suspect. Il habite chez ses parents et a réalisé des stages dans trois écoles maternelles de l’agglomération angevine. Le jeune homme passait un CAP petite enfance. Ce dernier a été interpellé le 21 février. Les enquêteurs ont alors mis la main sur des photos et des vidéos mettant en scène de jeunes enfants.

Certaines scènes ont été filmées

Lors de la suite de l’enquête, les gendarmes ont fait de terribles découvertes. Ils ont identifié des faits de viols et d’agressions sexuelles sur les deux fils du frère du mis en cause, entre 2010 et 2018, mais également sur des nièces et des neveux explique le quotidien. L’homme avait parfois filmé et mis en scène ces actes insoutenables. Il avait également utilisé des objets alors que les victimes – toutes âgées de moins de 5 ans – avaient les mains attachées. La justice a retenu la qualification d’actes de torture et de barbarie à son encontre. L’homme de 27 ans sera jugé par la cour d’assises du Maine-et-Loire.

L’horreur ne s’est pas arrêtée là. Les gendarmes ont aussi identifié un second suspect qui a participé à ces violences sexuelles : un policier affecté à Nanterre (Hauts-de-Seine). Ce dernier fait l’objet d’une procédure distincte et sera jugé par la cour criminelle des Yvelines pour viols sur mineurs et détention, diffusion et enregistrement d’images pédopornographiques.

D’autres mis en cause ont été identifiés durant les investigations, dans toute l’Europe. Ils sont accusés d’avoir visionné et partagé ces vidéos immondes. Au total, les gendarmes ont auditionné 470 enfants et leur famille, afin de déterminer s’ils ont été en contact avec les agresseurs.