Ardennes : La gendarmerie de Vouziers visée par des tirs d'armes à feu

Le bâtiment de la brigade territoriale a essuyé plusieurs coups de feu dans la nuit de vendredi à samedi. Le parquet de Charleville-Mézières a ouvert une enquête judiciaire, confiée à la section de recherche de Reims.
Ardennes : La gendarmerie de Vouziers visée par des tirs d'armes à feu
La gendarmerie de Vouziers. (Google view)
Par Actu17
Le dimanche 19 avril 2026 à 17:16

Une caserne de gendarmerie a été la cible de tirs d'armes à feu dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 avril à Vouziers (Ardennes). Aucun militaire n'a été blessé. Une enquête a été ouverte par le parquet de Charleville-Mézières et le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a réagi ce dimanche sur le réseau social X.

Les faits se sont produits en pleine nuit. Le bâtiment de la brigade territoriale a été visé par plusieurs coups de feu. D'après L'Ardennais, la porte d'entrée de la caserne porte encore les traces des projectiles. Malgré la violence des tirs, aucun militaire n'a été touché. La gendarmerie a pu reprendre son activité et accueillir du public dès le samedi.

«Indéfectible soutien aux forces de l'ordre»

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a confirmé les faits dans une publication sur X, en apportant son soutien aux gendarmes visés. "Toutes mes pensées et mon soutien aux militaires de l'escadron et à ceux de la compagnie et de la brigade. J'ai évidemment une attention particulière pour les familles qui y vivent", a écrit le ministre, qui précise ainsi que des proches de gendarmes résident au sein de la caserne. "Les auteurs de ces faits inacceptables répondront de leurs actes. Indéfectible soutien aux forces de l'ordre dans leur mission au quotidien", a-t-il ajouté.

Du côté judiciaire, la procureure de la République de Charleville-Mézières, Magali Josse, a confirmé l'ouverture d'une enquête. Les investigations ont été confiées à la section de recherche (SR) de Reims, en co-saisine avec la brigade de recherche de Rethel. La magistrate précise que les faits sont poursuivis sous la qualification de "dégradation ou détérioration d'un bien par un moyen dangereux pour les personnes commise en raison de la qualité de personne dépositaire de l'autorité publique de son propriétaire ou utilisateur."

Plusieurs témoins ont été entendus ce dimanche par les enquêteurs, dont les investigations se poursuivent pour retrouver les auteurs des tirs, non identifiés à ce stade.