Chambéry : Deux véhicules de l'administration pénitentiaire incendiés sur le parking de la maison d'arrêt

Un individu cagoulé a incendié un véhicule de l'administration pénitentiaire sur le parking de la maison d'arrêt de Chambéry dans la nuit du 19 au 20 janvier. Un second véhicule a été détruit par propagation des flammes. Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire.
Chambéry : Deux véhicules de l'administration pénitentiaire incendiés sur le parking de la maison d'arrêt
Deux véhicules ont été incendiés sur le parking de la prison de Chambéry. (DR)
Par Actu17
Le mercredi 21 janvier 2026 à 11:21

Deux véhicules de l'administration pénitentiaire ont été incendiés dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 janvier sur le parking de la maison d'arrêt de Chambéry (Savoie). Une enquête pour destruction par moyens dangereux a été ouverte, a indiqué le procureur de la République, Xavier Sicot, confirmant une information du Dauphiné.

Les faits se sont produits à 02h20. Un individu encagoulé, habillé en noir et muni d'un jerrican, a escaladé le grillage du parking du centre pénitentiaire. Il a aspergé un camion appartenant à l'équipe locale de sécurité pénitentiaire avant d'y mettre le feu. "Sur les vidéos de caméra de surveillance, on le voit l'asperger, mettre le feu, puis prendre la fuite. En moins de deux minutes, il a fait ça", a déclaré Gwenaël Joly, le directeur de l'établissement, à nos confrères. Un second véhicule, garé à proximité, a été détruit par propagation des flammes.

Un agent a entendu un bruit d'explosion et a donné l'alerte. Les secours sont rapidement intervenus pour éteindre l'incendie.

«Trop tôt pour dire si cette attaque a été commanditée»

L'enquête a été confiée au service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) de Savoie. Aucune interpellation n'a eu lieu pour l'heure. "Pour l'instant, il est encore trop tôt pour dire si cette attaque a été commanditée par quelqu'un", a précisé le directeur.

En novembre dernier, le directeur adjoint de l'établissement avait été poursuivi en pleine rue par deux hommes cagoulés alors qu'il rentrait à son domicile à vélo. Les enquêteurs devront déterminer si un lien existe entre ces deux affaires.

Le directeur a apporté son soutien au personnel et une psychologue a été mise à disposition des agents. Dans un communiqué, l'intersyndicale CGT Pénitentiaire, UFAP et SPS a dénoncé "la vulnérabilité des infrastructures pénitentiaires face à des actes malveillants".

La maison d'arrêt de Chambéry disposait de 93 places, dont 30 pour la semi-liberté, pour 156 détenus, soit un taux de surpopulation carcérale de 167,7% au 1er janvier 2024, selon les chiffres du ministère de la Justice.