Cocaïne transformée dans des laboratoires clandestins : un réseau transnational démantelé, neuf suspects écroués

Le réseau est soupçonné d'avoir fait entrer en France de la cocaïne cachée dans des marchandises commerciales, puis de l'avoir transformée dans des laboratoires clandestins. Neuf suspects ont été placés en détention provisoire.
Cocaïne transformée dans des laboratoires clandestins : un réseau transnational démantelé, neuf suspects écroués
Illustration. (Shutterstock)
Par Actu17
Le lundi 28 septembre 2026 à 15:35

Un réseau international de trafic de cocaïne a été démantelé en France. Dix hommes âgés de 25 à 53 ans ont été mis en examen vendredi 25 septembre à Paris, et neuf d'entre eux ont été placés en détention provisoire. Le Parquet national anti-criminalité organisée (PNACO) a annoncé ce coup de filet lundi dans un communiqué. Les suspects sont soupçonnés d'avoir importé de la cocaïne dans l'Hexagone, puis de l'avoir transformée dans des laboratoires clandestins.

Une information judiciaire a été ouverte à l'été 2025. Le dossier est désormais suivi par le PNACO. Les investigations ont permis de mettre au jour "une organisation criminelle transnationale ayant mis en place, en France, une chaîne logistique permettant d'importer de la cocaïne dissimulée dans des marchandises commerciales", précise le parquet.

Selon le ministère public, "ces produits stupéfiants étaient ensuite transformés sur le territoire national dans des laboratoires clandestins, dont l'un avait notamment été localisé en août 2025 à Chigné, dans le Maine-et-Loire".

Treize personnes placées en garde à vue

Le coup de filet a eu lieu la semaine dernière. Treize personnes ont été placées en garde à vue. À l'issue de ces mesures, dix hommes ont été présentés aux juges d'instruction spécialisés du tribunal judiciaire de Paris. Quatre d'entre eux étaient déjà incarcérés dans d'autres affaires.

Les dix suspects ont été mis en examen pour importation, production ou fabrication de stupéfiants en bande organisée. Ils doivent aussi répondre d'acquisition, de détention, de transport, d'offre ou cession et d'emploi non autorisés de stupéfiants. Les juges d'instruction ont également retenu contre eux deux chefs d'association de malfaiteurs. Le premier vise la préparation de crimes et de délits punis de dix ans d'emprisonnement, le second la préparation d'un crime aggravé par sa commission en bande organisée. S'y ajoute le "blanchiment du produit d'importation non autorisée de stupéfiants en bande organisée".

Le juge des libertés et de la détention (JLD) a ensuite placé neuf d'entre eux en détention provisoire, "conformément aux réquisitions du PNACO". Le dixième a été écroué provisoirement. Il se trouve "dans l'attente de son débat sur son éventuel placement en détention provisoire, lequel aura lieu au cours de la semaine", indique le parquet.

L'OFAST et les gendarmes d'Angers mobilisés

L'enquête est loin d'être terminée. "Les investigations nombreuses et techniques, confiées à l'office anti-stupéfiants (OFAST) et à la direction générale de la gendarmerie nationale (en particulier la section de recherches d'Angers), se poursuivent afin d'identifier et d'entraver l'ensemble des individus ayant participé à ce réseau criminel transnational", a fait savoir Vanessa Perrée, procureure nationale anti-criminalité organisée.