Le frère de Jérôme Barella placé en garde à vue pour viol sur mineur et sur une ex-compagne

Placé en garde à vue ce lundi matin, l'homme est soupçonné de viol sur mineur et sur une ex-compagne, a précisé le parquet d'Auch.
Le frère de Jérôme Barella placé en garde à vue pour viol sur mineur et sur une ex-compagne
Illustration. (sylv1rob1/shutterstock)
Par Actu17
Le lundi 8 juin 2026 à 14:31 - MAJ lundi 8 juin 2026 à 14:58

Le frère de Jérôme Barella a été placé en garde à vue ce lundi 8 juin au commissariat d'Auch (Gers). Il est soupçonné de viol sur mineur et de viol sur une ex-compagne notamment, indique le parquet d'Auch, confirmant une information initiale de BFMTV.

Le suspect "est placé en garde à vue des chefs de viol sur mineur de plus de 15 ans, viol par conjoint, séquestration et menace de mort réitérée par conjoint", précise le parquet en début d'après-midi dans un communiqué. "Les faits auraient été commis entre 2007 et 2017".

Les deux frères n'entretenaient plus de liens familiaux, d'après la chaîne d'informations.

Âgé de 41 ans, Jérôme Barella a été placé en détention provisoire après avoir été mis en examen, le 1er juin, pour enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans. L'information judiciaire a depuis été requalifiée en meurtre sur mineure de moins de 15 ans. Le corps de Lyhanna, 11 ans, a été retrouvé dans un silo agricole situé à une quinzaine de kilomètres de Fleurance. Le suspect avait pourtant déjà fait l'objet de quatre plaintes pour viols sur mineurs et deux signalements — l'un d'eux visant un "comportement inapproprié" envers une lycéenne —, sans jamais avoir été entendu par les enquêteurs.

Ces défaillances ont provoqué une vive réaction au sommet de l'État. Emmanuel Macron a dénoncé, depuis le Monténégro, "un dysfonctionnement (…) inacceptable". Le garde des Sceaux Gérald Darmanin, qui s'est dit "furieux", a de son côté adressé vendredi "ses excuses au nom de la Justice" à la famille. Le ministre la Justice a également annoncé dimanche avoir ordonné aux procureurs généraux de reprendre l'intégralité des plaintes touchant les enfants, soit environ 70 000 dossiers, d'ici au 14 juillet. Deux enquêtes administratives ont également été lancées dans la justice et la gendarmerie nationale.