Metz : Enquête ouverte pour une possible agression sexuelle sur mineur après la vidéo de l'interpellation d'une adolescente

Le procureur de la République de Metz a saisi l'IGPN, avec l'appui de l'OFAC, après la diffusion d'images vues plusieurs millions de fois sur les réseaux sociaux. L'adolescente, âgée de moins de 15 ans, avait été interpellée lundi en marge de la mobilisation lycéenne.
Metz : Enquête ouverte pour une possible agression sexuelle sur mineur après la vidéo de l'interpellation d'une adolescente
Une vidéo amateur est à l'origine de l'ouverture d'une enquête à Metz. (capture écran vidéo / DR)
Par Actu17
Le mardi 6 octobre 2026 à 12:56

Une enquête a été ouverte après la diffusion d'une vidéo montrant un policier toucher les cheveux et la poitrine d'une adolescente maintenue au sol, à Metz (Moselle). La scène s'est déroulée lundi 5 octobre, lors de l'interpellation de la jeune fille, âgée de moins de 15 ans, en marge de la mobilisation lycéenne. Le parquet de Metz a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour faire la lumière sur les conditions de l'interpellation et déterminer si des actes d'agression sexuelle ont été commis.

La séquence dure 12 secondes et a été vue plusieurs millions de fois sur différents comptes du réseau social X. On y voit l'adolescente allongée sur un trottoir, immobilisée par le fonctionnaire, qui semble passer sa main sur ses cheveux puis sur sa poitrine. Les images ont notamment été relayées par la députée de La France insoumise (LFI) Sophia Chikirou. L'attitude du fonctionnaire a suscité de vives interrogations sur les réseaux sociaux, jusque dans la classe politique.

Contacté par Actu17, David Touvet, procureur de la République de Metz, a confirmé l'ouverture de l'enquête mardi matin. "Je vous confirme que j'ai ouvert ce matin une enquête et en ai saisi l'IGPN, avec l'appui de l'office anti-cybercriminalité (OFAC) rattaché à la DCOS de la Moselle pour la partie technique des investigations destinées à authentifier et analyser la vidéo. L'enquête porte sur les conditions de l'interpellation de la jeune fille, et est destinée à établir l'existence ou non d'actes relevant d'une agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans", a précisé le magistrat.

Le procureur veut «écarter toutes les hypothèses»

Auprès de RMC, le procureur a toutefois appelé à la prudence. Il a expliqué devoir "écarter toutes les hypothèses". La vitesse de lecture des images sera examinée, tout comme le caractère volontaire ou non des gestes du fonctionnaire. Le policier mis en cause, identifié sur les images, doit être entendu dans le cadre des investigations, tout comme l'adolescente.

L'adolescente placée en garde à vue

La jeune fille a, de son côté, été placée en garde à vue pour participation à un groupement formé en vue de la commission de violences, a indiqué le parquet de Metz à BFMTV. Elle devait être déférée mardi après-midi. Selon RMC, elle n'a pas encore déposé plainte. Pour l'heure, l'adolescente n'a pas fait état de gestes inappropriés de la part du policier.

Cette affaire s'ajoute à une série de procédures visant des policiers depuis le début du mouvement lycéen. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a fait savoir lundi soir que la police des polices avait déjà été saisie à dix reprises.