Moselle : Frappé à la hachette par deux hommes cagoulés, il découvre un traceur sur sa voiture

Le jeune homme de 22 ans a été opéré à plusieurs reprises et s'est vu prescrire 30 jours d'ITT. Il affirme avoir reconnu l'un de ses agresseurs, et un traceur a été retrouvé sur sa voiture.
Moselle : Frappé à la hachette par deux hommes cagoulés, il découvre un traceur sur sa voiture
Illustration. (Victor Velter / Shutterstock)
Par Actu17
Le lundi 21 septembre 2026 à 17:17

Un jeune homme de 22 ans a été grièvement blessé par un coup de hachette à la tête devant son domicile d'Hettange-Grande (Moselle), dans la nuit du 4 au 5 septembre dernier. Il a été attaqué par deux individus cagoulés, dont l'un était armé d'une arme de poing. Selon la victime, qui a témoigné auprès du Républicain Lorrain, les faits seraient liés à un différend autour d'une commande de téléphones. Aucun suspect n'a été interpellé à ce stade.

Le jeune homme, employé dans la restauration au Luxembourg, rentrait chez lui vers 01h30 à l'issue de son service. Il approchait de sa porte d'entrée quand les deux hommes, gantés et entièrement vêtus de noir, l'ont pris par surprise. L'un d'eux lui a asséné un coup de hachette sur le crâne pendant que son complice le tenait en joue. Au sol, il a été roué de coups de pied aux jambes. Les agresseurs ont pris la fuite lorsqu'un voisin, alerté par les cris, est sorti de chez lui.

Un ami l'a conduit à l'hôpital Kirchberg, à Luxembourg (Luxembourg), d'où il a été transféré en réanimation dans un autre établissement. Il présentait deux plaies à la tête, de 9 et 5 centimètres. Après plusieurs interventions chirurgicales, le jeune homme a pu sortir le 8 septembre, avec 30 jours d'incapacité totale de travail (ITT), et a déposé plainte.

Un différend autour de deux téléphones

D'après son récit, l'agression serait liée à une commande passée début juillet. Il avait acheté en ligne deux téléphones pour le compte d'une connaissance et d'un ami de celle-ci, qui lui avaient versé 1 400 euros. Les appareils tardant à être livrés, l'un des deux hommes l'aurait pris à partie par message le 13 août. Il affirme les avoir prévenus qu'ils seraient remboursés en cas de non-livraison, et assure avoir reconnu sa connaissance, à sa silhouette et à ses cheveux, comme l'homme qui lui a porté le coup de hachette.

Mi-septembre, le jeune homme a découvert un traceur fixé sur le pare-chocs arrière de sa voiture. Il y voit la preuve que ses agresseurs avaient étudié ses habitudes avant de passer à l'acte. "Ils sont venus pour me tuer", a-t-il affirmé. L'enquête a été confiée aux militaires de la brigade de gendarmerie d'Hettange-Grande.