Le samedi 13 juin 2026 à 21:48
Une adolescente de 17 ans a été poignardée de douze coups de couteau, ce vendredi soir, à Reims (Marne). Grièvement blessée, son pronostic vital est engagé. Son ex-petit ami, âgé de 28 ans, a été interpellé dans la soirée et placé en garde à vue. Une enquête pour tentative d'assassinat a été ouverte. L'auteur présumé faisait déjà l'objet d'une enquête pour des violences conjugales visant cette même jeune fille.
Les faits se sont produits aux alentours de 20h40. La jeune fille a été agressée au niveau de l'arrêt de bus situé entre la gare centrale de Reims et la place d'Erlon, côté Basses-Promenades, selon le quotidien L'Union. Elle a été prise en charge par les pompiers et par une équipe du SMUR, qui a assuré son transport vers le CHU.
La victime, de nationalité congolaise, a été très grièvement blessée. "Elle a reçu douze coups de couteau, son pronostic vital est engagé. Une Incapacité totale de travail (ITT) de 30 jours a été délivrée à titre provisoire", a indiqué le procureur de la République de Reims, François Schneider. Son pronostic vital était toujours engagé samedi en début de soirée. La jeune fille est par ailleurs placée en foyer, précise le quotidien régional.
Un ex-compagnon déjà visé par une enquête pour violences conjugales
L'auteur présumé de cette agression, son ex-petit ami âgé de 28 ans et de nationalité angolaise, a été interpellé dans la soirée et placé en garde à vue dans les locaux du commissariat de Reims. Il était toujours en garde à vue samedi soir.
Le suspect était déjà dans le viseur de la justice. "Si son casier judiciaire est vierge de toute condamnation, le jeune homme faisait actuellement l'objet d'une enquête après un signalement de violences conjugales sur cette même jeune fille", a précisé François Schneider.
Enquête ouverte pour tentative d'assassinat
Une enquête a été ouverte pour tentative d'assassinat, sous réserve de l'évolution de l'état de santé de la victime, une qualification qui laisse supposer que le geste a été prémédité. "Le motif de cette agression semble être la séparation", a ajouté le magistrat.