Kaotik 747, le rappeur casse les codes et dénonce les violences contre les pompiers et la police


Le clip #Projet18 du rappeur niçois Kaotik747 veut bousculer les mentalités. (Youtube / Kaotik 747)

Inspiré de faits réels, le clip du rappeur Kaotik 747 veut bousculer les mentalités.

L’homme âgé de 35 ans, Karim Bouchagour de son vrai nom, prône un rap bienveillant. Droit dans ses baskets, il compte bien casser les codes de cet univers musical souvent sombre. Kaotik 747 est d’ores et déjà parvenu à accomplir un tour de force : convaincre les autorités de s’unir dans le #Projet18 pour transmettre un message positif aux jeunes des quartiers sensibles.

Son but est celui de « lutter contre les agressions envers la police, les pompiers et l’ensemble de nos services de secours ».

Un clip de rap hors-normes

C’est ainsi que le 10 juillet dernier, après un an de travail acharné, il a donné rendez-vous aux policiers, pompiers et personnels du SAMU 06 pour tourner ce clip de rap.

Les professionnels du secours et de la sécurité publique ont participé au tournage dans la cité Las Planas à Nice (Alpes-Maritimes). Le rappeur originaire de la ville a également reçu une subvention de la municipalité de 10 000 euros pour mener à bien la réalisation du #projet18.


Boycotté par le milieu du rap traditionnel

Jugé « trop propre » par des maisons de disque, son rap est aussi banni de l’antenne de Skyrock, d’après le témoignage de Kaotik747. Pas assez pour le décourager toutefois, l’artiste niçois a publié son clip musical sur Youtube jeudi dernier et il comptabilise déjà plus de 83 000 vues.

Dans cette séquence inspirée d’interventions rapportées par les pompiers, un jeune qui caillasse les secours du toit de son immeuble s’aperçoit ensuite que c’est sa propre mère qui les a appelés. Les pompiers sont contraints de faire demi-tour et son père s’effondre, victime d’un malaise cardiaque.

Artiste engagé, Kaotik 747 a annoncé que 50 % des fonds récoltés par les visionnages seront versés aux pupilles de la nation.