La future commissaire de police d’Elbeuf mise en examen pour trafic de stupéfiants et suspendue


Illustration. (sylv1rob1/shutterstock)

Une femme de 44 ans devait sortir de l’école de commissaire de police et prendre son premier poste à Elbeuf, près de Rouen (Seine-Maritime). Mais quelques jours avant sa prise de fonction, la quadragénaire a été mise en examen pour trafic de stupéfiants avant d’être suspendue. Du cannabis a été saisi à son domicile.

L’affaire fait désordre dans la police nationale. Une élève commissaire de 44 ans a été mise en examen le 1er juillet dernier pour « transport, détention, offre ou cession, acquisition et emploi de stupéfiants, et participation à une association de malfaiteurs » à Bobigny (Seine-Saint-Denis), après plusieurs mois d’enquête du service départemental de police judiciaire (SDPJ) selon nos informations, confirmant celles de 76actu.

La mise en cause devait sortir d’école ce mois-ci pour devenir adjointe au chef de service du commissariat d’Elbeuf. Elle a été suspendue juste après sa mise en examen, peu avant son affectation qui n’avait pas encore été actée. Cette femme a également été placée sous contrôle judiciaire.

Son compagnon également impliqué

Les faits de trafic de stupéfiants dont elle est soupçonnée se sont déroulés entre septembre 2020 et juin dernier, dans plusieurs départements, notamment la Seine-Saint-Denis, les Yvelines ainsi que l’Eure. « Des pieds de cannabis et de la drogue ont été découverts à son domicile », précise une source proche du dossier. « Son compagnon, connu des services de police, est lui aussi impliqué dans cette affaire ».

Durant son stage, étape importante de la formation des commissaires de police, la suspecte de 44 ans était intervenue sur l’attentat de Rambouillet (Yvelines) qui a coûté la vie à Stéphanie Monfermé, le 23 avril 2021.

La quadragénaire devait remplacer l’actuel commissaire d’Elbeuf, qui va prochainement prendre son nouveau poste à l’école national de police de Oissel, le temps qu’un autre chef de service soit affecté. « On n’en a conclu qu’il n’y aurait pas de commissaire », a déploré le maire de la commune, Djoudé Merabet, à nos confrères. « On a besoin d’un interlocuteur régulier, à la hauteur des besoins du territoire. J’attends un commissaire et des policiers ».