Le faux médecin Jean-Claude Romand qui avait tué toute sa famille va sortir de prison


Illustration. (Shutterstock)

La cour d’appel de Bourges vient d’accepter la demande de liberté conditionnelle de Jean-Claude Romand, le faux médecin qui avait tué sa femme, ses deux enfants et ses parents, en 1993.

Jean-Claude Romand, 64 ans aujourd’hui, avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en juillet 1996 pour l’assassinat de sa femme, ses enfants et ses parents. L’homme vient de voir sa demande de libération conditionnelle acceptée par la cour d’appel de Bourges.

Toute sa vie reposait sur un mensonge. Le père de famille vivait entre son domicile de Prévessin-Moëns dans l’Ain et son poste à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève, en Suisse. Jean-Claude Romand n’avait en fait jamais dépassé la deuxième année de médecine. Plutôt que d’aller travailler, il trainait à l’OMS et se baladait en forêt.

Il avait tenté de se suicider

Alors que ses ressources financières commençaient à s’épuiser, l’homme a alors craint que la vérité n’éclate au grand jour. Le 9 janvier 1993, il a tué sa femme et ses deux enfants. Le lendemain il tuera ses parents et leur chien par arme à feu. Jean-Claude Romand épargnera sa maitresse à Paris.

L’homme retournera ensuite dans sa maison de l’Ain avant d’y mettre le feu et d’avaler des barbituriques pour tenter de se suicider. Il sera finalement sauvé par les secours. A sa sortie du coma, Jean-Claude Romand a nié les faits mais les reconnaitra ensuite.


Placé deux ans sous bracelet électronique

Il sera condamné en 1996 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans. Jean-Claude Romand a attendu 2018 pour faire une première demande d’aménagement de peine, alors qu’il aurait pu le faire dès 2015, ayant passé trois années en détention provisoire. Le tribunal avait d’abord refusé sa demande le 8 février dernier.

Le parquet général de la cour d’appel de Bourges a annoncé dans un communiqué ce jeudi qu’il accordait à Jean-Claude Romand « le bénéfice de le la libération conditionnelle ». Une décision qui sera mise en application avant le 28 juin 2019 a précisé le procureur général.

Jean-Claude Romand sera placé sous surveillance électronique durant deux ans, puis pendant 10 ans à des « mesures d’assistance et de contrôle » et sera obligé de résider dans un lieu « autorisé par l’autorité judiciaire ». Il ne pourra par ailleurs pas se rendre en Île-de-France, en Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes.