Marseille : Trois policiers condamnés à de la prison ferme pour un cambriolage durant leur service


Illustration. (Thierry Lindauer/Photo PQR/La Montagne/Maxppp)

Trois policiers ont été condamnés à des peines de prison ce mardi par le tribunal correctionnel de Marseille pour avoir commis un cambriolage durant leur service. Ils avaient été révoqués avant leur jugement.

Le jour des faits, le 4 février 2017, les trois policiers étaient dans le même véhicule de police-secours de nuit du 3e arrondissement de Marseille et avaient décidé de récupérer de l’argent de trafiquants de drogue. Ces derniers, un brigadier de police, un gardien de la paix et un adjoint de sécurité (ADS), se sont introduits dans un immeuble vers 22 heures, prétextant un tapage nocturne indique Le Figaro.

Ils avaient alors défoncé la porte d’un appartement à l’aide d’un bélier, arme à la main. Un indic leur avait confié que le logement servait de « nourrice » à un réseau de revente de produits stupéfiants. Mais à l’intérieur, les trois policiers n’ont rien trouvé. Il n’y avait pas de sac contenant de l’argent comme cet informateur l’avait affirmé.

« S’il y avait eu de l’argent, on l’aurait pris pour le partager en trois »

Les trois prévenus ont été jugés le 25 juin par le tribunal correctionnel de Marseille. L’un des policiers en cause, qui avait 18 ans d’ancienneté, a reconnu à la barre que « s’il y avait eu de l’argent, on l’aurait pris pour le partager en trois ». Deux d’entre eux avaient au départ expliqué que 50 kalachnikovs devaient être déménagées dans la soirée, et qu’ils avaient agi de la sorte pour faire intervenir leurs collègues.

Le parquet avait requis des peines de 12, 15 et 18 mois de prison contre les prévenus, selon leur degrés d’implication. Le brigadier a écopé d’une peine de 18 mois de prison dont 8 mois avec sursis et le gardien de la paix a été condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis. Leur collègue ADS qui venait d’obtenir le concours de gardien de la paix a écopé quant à lui de six mois de prison avec sursis. Les trois hommes purgeront leurs peines à domicile sous le régime du bracelet électronique.