Une jeune étudiante violée à son domicile d’Angers : son agresseur présumé, un récidiviste, ne peut pas être expulsé


Illustration. (ManuelEsteban/Shutterstock)

Une jeune étudiante violée à son domicile d’Angers : son agresseur présumé, un récidiviste, ne peut être expulsé. La victime a vécu un horrible calvaire pendant trois heures. Son récit a permis aux enquêteurs d’arrêter rapidement l’auteur présumé des faits.

C’est un homme bien connu des services de police et de justice qui a été interpellé ce 1er septembre à Angers (Maine-et-Loire) raconte Ouest-France. Ce dernier est accusé d’avoir violé une jeune étudiante de 20 ans la veille, alors qu’elle se trouvait dans son appartement. L’agresseur présumé de 32 ans a réussi à entrer de force dans le logement de sa victime.

Durant trois heures, cette dernière a subi des violences sexuelles ainsi qu’un viol. Elle a également été jetée au sol, étranglée et menacée. Ses vêtements ont été arrachés. La jeune étudiante a également été séquestrée. L’auteur des faits a ensuite pris la fuite.

Interpellé le lendemain par la BAC

De son côté, la jeune femme s’est présentée au commissariat. Il était environ 22h30. Elle a décrit ce qu’il venait de lui arriver et à donner une description de son violeur, ce dernier ayant notamment un tatouage. Des prélèvements ADN ont été réalisés sur ses vêtements, ce qui permettra d’identifier rapidement un suspect.

Un équipage de la Brigade anticriminalité (BAC) a interpellé le mis en cause le lendemain vers 15h20, dans le centre-ville d’Angers. Erjan Ibrahimi, 32 ans, a déjà été condamné à au moins six reprises par le passé détaille le quotidien. Pour des cambriolages, des outrages et rébellion, mais également à trois reprises pour des exhibitions sexuelles et des agressions sexuelles, dont celle d’une handicapée au CHU d’Angers.


« Le Kosovo ne l’a pas reconnu comme l’un de ses ressortissants »

L’homme a purgé des peines allant de trois à six mois de prison. Il avait également été condamné en 2018 et en 2019 à des interdictions de territoire français pendant cinq ans selon le journal, mais n’a jamais été expulsé. La raison ? « M. Ibrahimi, démuni de document officiel, s’est déclaré de nationalité kosovare mais le Kosovo ne l’a pas reconnu comme l’un de ses ressortissants », a expliqué la préfecture du Maine-et-Loire, et d’ajouter : « La Serbie et la Macédoine ont également été saisies et ont répondu négativement. En l’absence de pays acceptant de l’accueillir, il n’a pas été possible de mettre à exécution la décision judiciaire ».

« Il est né en 1987 dans un pays qui s’appelait la Yougoslavie », rappelle le procureur d’Angers, Éric Bouillard, à nos confrères. « Il n’est pas facile de reconduire des personnes dans des pays en guerre ou qui l’ont été. C’est pareil pour l’Érythrée. Le Vietnam ne répond parfois pas du tout », précise-t-il également. Le mis en cause a donc été assigné à résidence dans un hôtel avec un pointage au commissariat « dans le cadre de la préparation de l’exécution de la décision d’éloignement », indique la préfecture.

Dans cette nouvelle affaire, Erjan Ibrahimi a été mis en examen et placé en détention provisoire.