Violences urbaines à Fréjus : les policiers attaqués par une quarantaine d’individus


Des violences urbaines ont éclaté à Fréjus (Var) dans le quartier de La Gabelle, ce dimanche soir. Une quarantaine d’individus ont attaqué les forces de l’ordre en faisant usage de mortiers d’artifice notamment. Ils ont également commis des dégradations.


Nouvelle nuit de violences à Fréjus. Pour la troisième fois de la semaine, après mercredi et vendredi soir, les policiers ont été pris pour cible par plusieurs dizaines d’individus. Tout a commencé vers 22h30 lorsque les forces de l’ordre ont aperçu sur les vidéosurveillances, un rassemblement d’une quarantaine d’individus dans le quartier de La Gabelle, en plein couvre-feu donc.

Ces derniers ont incendié des conteneurs poubelle au pied d’une caméra de surveillance, dans le but de l’endommager. Ils ont fait de même avec une seconde caméra en plaçant des pneus dessous, qu’ils ont incendiés. Voyant que ça ne fonctionnait pas, ils ont utilisé des cocktails Molotov et des mortiers d’artifice pour tenter d’arriver à leurs fins. Une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux montre ce moment.

Un véhicule de la police municipale dégradé, une radio volée

Les policiers nationaux et municipaux se sont rendus sur place pour mettre fin à ces dégradations. Ils ont alors été attaqués par une quarantaine d’individus qui avaient anticipé leur arrivée. Les fonctionnaires ont essuyé des tirs de mortiers d’artifice et de nombreux jets de projectiles. Un véhicule de la police municipale a eu une vitre et le pare-brise brisés, les assaillants en ont profité pour dérober une radio qui se trouvait dans l’habitacle.

Deux tirs de lanceur de balle de défense (LBD) et trois grenades lacrymogènes ont été nécessaires pour faire reculer les agresseurs.

Les sapeurs-pompiers ont ensuite pu intervenir sous protection policière, pour éteindre les différents incendies. Au total, huit conteneurs poubelle ont été détruits précise une source policière. Il n’y a pas eu d’interpellation et aucun blessé n’est à déplorer. Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de la ville.