19 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur sont suivis au titre de la radicalisation islamiste


Illustration Remy Buisine ©

Alors que l’émotion est encore très forte après l’attaque de la préfecture de police qui a fait 4 morts et une blessée grave, la lutte contre la radicalisation au sein des administrations publiques revient au premier plan.

Christophe Castaner a réclamé des « signalements automatiques » afin que chaque alerte puisse être étudiée lorsqu’un fonctionnaire est visé par des soupçons de radicalisation. 19 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, policiers et agents administratifs, sont actuellement surveillés par le groupe de suivi de la radicalisation dans la police nationale, créé au sein de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) selon Le Parisien.

Depuis 2015, année de création de ce groupe de suivi, une trentaine d’agents ont été surveillés dans toute la France au titre de la radicalisation islamiste.

A noter qu’aucun membre d’un service de renseignement n’est suivi aujourd’hui. Toutefois, certains fonctionnaires ont perdu leur habilitation secret-défense suite à des signalements, ils étaient soupçonnés d’avoir des liens avec des individus radicalisés.

Six ont été révoqués, quatre ont démissionné

Parmi cette trentaine de fonctionnaires concernés par cette surveillance, les cas sont variés, allant de consultations injustifiées de fichiers de police, de changement d’apparence, ou encore de relations intimes avec des islamistes.


En outre, six fonctionnaires ont déjà été révoqués, quatre ont démissionné et d’autres ont été écartés au titre de leur radicalisation. « Le nombre de fonctionnaires radicalisés est très marginal compte tenu des 149 000 policiers et agents qui composent l’Intérieur », observe une source policière.