Affaire des écoutes : La justice rejette les recours de Nicolas Sarkozy contre son renvoi en correctionnelle


(photo Moritz Hager / wikimedia)

La justice a rejeté les recours de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy contre la décision des juges de le renvoyer au tribunal correctionnel dans l’affaire de « corruption » et de « trafic d’influence » à la Cour de cassation en 2014, révélée par des écoutes téléphoniques.


Un nouveau procès aura bien lieu. Ce lundi, les magistrats ont estimé « irrecevable » l’appel de Nicolas Sarkozy contre son renvoi en correctionnelle ordonné le 26 mars 2018 par les juges d’instruction. Ces derniers ont par ailleurs refusé de transmettre une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par sa défense.

D’autre part, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait déjà rejeté un précédent recours de l’ancien chef de l’État, contre le réquisitoire du parquet national financier (PNF).

Des informations sollicitées à un magistrat

Les magistrats réclament un procès visant Nicolas Sarkozy, à qui ils reprochent d’avoir, début 2014, tenté d’obtenir auprès de Gilbert Azibert, alors magistrat à la Cour de cassation, des informations confidentielles en marge de l’affaire Bettencourt, dans laquelle il avait été acquitté en 2013.

Des écoutes téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog, réalisées dans le cadre de l’enquête sur le présumé financement libyen de la campagne de 2007, sont au cœur de ce dossier.

Lors de ces communications téléphoniques, Nicolas Sarkozy semblait s’engager à intervenir en faveur de Gilbert Azibert pour lui obtenir un poste à Monaco. Un poste qu’il n’aura finalement pas.