Albi : 3 drapeaux maghrébins hissés sur le toit d’une église, une plainte déposée par un prêtre


L'église Saint-Jean de Rayssac à Albi. (capture écran Google)

Plusieurs individus ont hissé trois drapeaux maghrébins sur le toit de l’église Saint-Jean-Baptiste, à Albi (Tarn) ce dimanche. Une plainte a été déposée par un prêtre.


Les faits se sont produits ce dimanche après-midi. Trois drapeaux ont été brièvement hissés sur le toit de l’église Saint-Jean-Baptiste, à Albi : ceux de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie. A l’arrivée de la police qui a été prévenue par un riverain, les jeunes qui avaient installé ces drapeaux étaient déjà partis raconte Le Figaro.

Une photo où l’on aperçoit les auteurs de cet acte a été diffusée sur les réseaux sociaux. « Manifestement, les jeunes sont montés juste le temps de se faire prendre en photo pour faire le “buzz” » a réagi le curé de la paroisse au quotidien. Ce dernier a déposé plainte ce lundi au commissariat d’Albi.

La photo diffusée sur les réseaux sociaux. (DR)

« C’est une provocation doublée de stupidité et de malveillance »

Aucun tag n’a été constaté et aucune vitre n’a été brisée mais « il y aurait apparemment quelques dégradations sur le toit, au-dessus du porche d’entrée, que les jeunes ont escaladé », explique le père Paul de Cassagnac.

« Sur ce bâtiment symbolique, c’est une provocation doublée de stupidité et de malveillance. J’exprime mon soutien à ceux qui ont été heurtés par cette scène exécrable », a-t-il ajouté.


« Le climat en France devient préoccupant »

Pour sa part, Me Henri de Beauregard, l’avocat d’une famille de catholiques agressés le 19 janvier à Caen interrogé par le journal, évoque « une symbolique très forte, porteuse d’une grande violence, dans cette manière quasi-militaire de mettre un drapeau sur un monument ».

« Le climat en France devient préoccupant. C’est pour cela que, progressivement, l’Église commence à s’adresser à la justice. L’enquête permettra de savoir ce que ces jeunes avaient en tête et de faire la part entre la provocation imbécile et l’acte politique délibéré », insiste-t-il.