Attaque terroriste à Conflans : un professeur décapité en pleine rue, l’assaillant abattu par la police à Éragny


Un enseignant a été décapité en pleine rue à Eragny-sur-Oise. (photo Remy Buisine)

Un professeur a été décapité en pleine rue à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) ce vendredi en fin d’après-midi, vers 17 heures. L’agresseur a été neutralisé par balles par la police à quelques centaines de mètres, à Éragny (Val-d’Oise), commune voisine. Il est décédé. Le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête.

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00h49. Quatre personnes dont un mineur ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête dirigée par le parquet national antiterroriste selon BFMTV. Les suspects font partie de l’entourage familial de l’assaillant.

22h55. Le terroriste a hurlé « Allah Akbar » avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre selon des sources policières.

22h30. « Ils ne passeront pas. Nos policiers, nos gendarmes, toutes celles et ceux qui tiennent la République, magistrats, élus, enseignants… nous ferons bloc. L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas, ils ne nous diviseront pas. C’est ce qu’ils cherchent. Nous devons nous tenir tous ensemble. J’appelle l’ensemble de nos compatriotes à faire bloc, à être unis car nous sommes d’abord des citoyens unis par les mêmes valeurs, un destin » a également déclaré Emmanuel Macron, ému.


22h27. « Notre compatriote a été lâchement attaqué. Il a été victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé », déclare le président de la République Emmanuel Macron.

22h22. La victime, professeur d’histoire-géographie, était âgé de 47 ans.

22h08. L’assaillant âgé de 18 ans est né à Moscou (Russie). Il n’était pas fiché S ni inscrit au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste) mais connu des services de police comme l’avons révélé.

22h05. « Charlie Hebdo fait part de son sentiment d’horreur et de révolte après qu’un enseignant dans l’exercice de son métier a été assassiné par un fanatique religieux. Nous exprimons notre plus vif soutien à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous les enseignants », a écrit le journal satirique sur Twitter. « L’intolérance vient de franchir un nouveau seuil et ne semble reculer devant rien pour imposer sa terreur à notre pays. Seule la détermination du pouvoir politique et la solidarité de tous mettront en échec cette idéologie fasciste », ajoute la rédaction. « Cet acte immonde endeuille notre démocratie mais doit nous rendre plus combatifs que jamais pour défendre notre Liberté ».

21h46. La victime, Samuel P., « se savait menacé de mort sur les réseaux sociaux suite à son cours sur la liberté d’expression » selon un membre d’une association de parents d’élève du collège interrogé par Le Parisien. Le professeur d’histoire avait montré une caricature du prophète Mahomet durant un cours, il y a quelques jours. Dans une vidéo diffusée sur Youtube, une jeune fille qui se présente comme une élève présente dans la classe ce jour-là, explique que l’enseignant avait demandé aux « musulmans de lever la main » car il allait montrer « une image ». « Il a dit : « vous allez peut-être être choqués donc si vous voulez vous pouvez sortir », décrit la jeune fille dans cette vidéo diffusée dimanche 11 octobre. « Moi j’ai refusé de sortir du cours », raconte-t-elle. « Il a montré la photo du prophète Mahomet tout nu, sans vêtements, il nous l’a montré comme ça », poursuit la jeune fille qui affirme avoir été « choquée ». « Du coup dans la classe on a tous été choqués, même ceux qui n’étaient pas musulmans », dit-elle. D’autres parents d’élèves se sont exprimés sur les réseaux sociaux pour exprimer leur colère contre Samuel P., le professeur d’histoire qui a donc été tué ce vendredi. L’adresse et le numéro de téléphone de la victime avaient été diffusés sur les réseaux sociaux.

21h02. « Ce soir, c’est la République qui est attaquée avec l’assassinat ignoble de l’un de ses serviteurs, un professeur », a réagi le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer sur Twitter. « Je pense ce soir à lui, à sa famille. Notre unité et notre fermeté sont les seules réponses face à la monstruosité du terrorisme islamiste. Nous ferons face », a-t-il poursuivi.

20h58. Les investigations ont été confiées à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Pour mémoire, le parquet national antiterroriste s’est rapidement saisi de l’affaire. Une enquête a été ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard s’est rendu sur place, il était accompagné de plusieurs autres magistrats.

20h29. L’assaillant serait un homme âgé de 18 ans d’origine Tchétchène. Le compte Twitter qu’il a très vraisemblablement utilisé pour revendiquer son acte, diffusant la photo de la victime décédée, se nommait « @tchetchene_270 ». Un compte qui a été suspendu.

20h01. Le président de la République Emmanuel Macron se rend à Conflans-Sainte-Honorine.

19h51. « De retour à Paris, je me tiens informé en direct de la cellule de crise que j’ai faite ouvrir, en lien avec le Président de la République et le Premier ministre », a écrit Gérald Darmanin sur Twitter.

19h36. La victime était un professeur d’histoire du collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine. L’homme avait bien montré, il y a quelques jours, des caricatures du prophète Mahomet durant un cours, comme nous l’avons révélé. L’assaillant a bien agi en représailles.

19h05. L’agresseur a revendiqué son acte sur Twitter, en diffusant la photo de la victime décédée à 16h55 par l’intermédiaire d’un téléphone Android. « A Macron, le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad », a-t-il notamment écrit. Le compte concerné a été suspendu.

18h54. L’assaillant est décédé. Au moment où les policiers sont arrivés à son contact, l’homme a refusé de lâcher son arme blanche, se montrant agressif envers les fonctionnaires qui ont fait feu à plusieurs reprises.

18h47. Le parquet national antiterroriste (PNAT) se saisit de l’affaire. Une enquête a été ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

INFO ACTU17. Terrifiante scène de crime à Eragny-sur-Oise ce vendredi en fin d’après-midi. Un homme a été décapité dans la rue du Buisson Moineau. Les policiers ont pris en chasse l’agresseur qui a été neutralisé par balles sur l’avenue Roger Salengro, située à quelques centaines de mètres, non loin de la commune de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Un large périmètre de sécurité a été mis sur place par la police et le service de déminage a été appelé. L’auteur des faits aurait une ceinture qui laisse penser qu’il s’agit d’explosifs. La piste terroriste est évoquée à ce stade, mais pas confirmée précise une source policière.

La victime est un enseignant

Selon nos informations, la victime est un enseignant du collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine. L’homme aurait montré les caricatures de Mahomet durant un cours, ce qui aurait motivé l’acte du tueur. Ce dernier est connu des services de police, toujours selon nos informations.