Bébé mort retrouvé dans un sac jeté dans le Rhône : sa mère identifiée par un portrait-robot génétique


Le pont de la Guillotière à Lyon. (photo Thomas Bigot / wikimedia)

Les limiers de la Sûreté départementale du Rhône ont dressé un portrait-robot génétique pour identifier la mère du nouveau-né.

Tout a débuté le 10 juin dernier, lorsque des agents d’entretien de la ville de Lyon ont découvert un sac plastique dans le Rhône. À l’intérieur se trouvait le corps d’un bébé sans vie.

Une enquête au long cours avait alors démarré, et elle vient de trouver son épilogue, près de six mois plus tard. La mère de l’enfant a été identifiée par un portrait-robot génétique et une recherche de parentalité, rapporte Sud Ouest.

« C’était un fil à tirer »

Grâce à l’exploitation de l’ADN relevé sur le sac contenant le cadavre, l’Institut national de la police scientifique (INPS) est parvenu à déterminer que la mère était partiellement d’origine africaine avec des yeux marrons. « C’était un fil à tirer  », témoigne l’adjoint au chef de la sûreté départementale du Rhône, avant de poursuivre : « Ensuite avec la recherche de parentalité, il a été établi un lien avec un homme résidant en Guyane et originaire de Guadeloupe, dont nous avions l’ADN dans notre base ».

La minutieuse enquête a orienté les soupçons des policiers vers la demi-sœur de cet homme, âgée de 25 ans et vivant à Lyon. Ils ont découvert qu’elle avait été enceinte fin 2018 et que son téléphone portable avait borné près du lieu de la macabre découverte.


Homicide volontaire

Elle a été interpellée et placée en garde à vue mardi, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « homicide volontaire ». La jeune femme a affirmé avoir accouché seule. Aux enquêteurs, elle a déclaré que le bébé était décédé peu après sa naissance sans qu’elle ne s’en explique la raison.

L’autopsie pratiquée au début de l’enquête avait conclu que le nourrisson était né à terme et vivant. Les causes de la mort n’avaient pas été révélées et il ne portait pas de trace de violence.