Bourges : Une femme mise en examen et incarcérée pour avoir égorgé son ex-compagnon

Illustration. (Jose Hernandez Camera 51/shutterstock)

Une femme de 29 ans a été mise en examen avant d’être placée en détention provisoire ce mardi. Elle a reconnu avoir porté un coup de couteau mortel à la gorge de son ex-compagnon de 35 ans, à Bourges (Cher).

Le meurtre a eu lieu dans une maison du sud de Bourges, peu après 14 heures ce dimanche. Un petit groupe de personnes s’était rassemblé pour prolonger la nuit festive. Parmi les invités, Katarina C., une femme de 29 ans. Son ex-compagnon de 35 ans dont elle était séparée depuis quelques jours, n’était quant à lui pas convié. Ce dernier s’est malgré tout présenté sur place indique une source proche du dossier, confirmant une information du Berry Républicain.

« Elle souhaitait qu’il s’en aille », a précisé le parquet, au quotidien régional. La fête a viré à l’horreur. « Le trentenaire aurait récupéré le téléphone de son ex-conjointe, ce qui aurait provoqué sa colère », détaille cette source. Elle serait allée chercher des couteaux dans la cuisine avant de tenter de poignarder son ex-compagnon au niveau du ventre. La victime a finalement reçu un coup de couteau au cou, et s’est effondrée. Le trentenaire a été pris en charge par les sapeurs-pompiers et le SAMU. Il a été évacué au centre hospitalier avec un pronostic vital engagé, puis est décédé dans la soirée. Les premiers résultats de l’autopsie ont montré que c’est bien le coup de couteau qui a provoqué le décès de la victime.

Katarina C. a été immédiatement interpellée et placée en garde à vue différée. Les enquêteurs ont attendu que son alcoolémie soit revenue à zéro pour pouvoir l’auditionner. Face aux policiers, elle a reconnu les faits, évoquant « une relation toxique » avec son ex.

« Sa consommation régulière d’alcool et de stupéfiants ne lui permet pas de se contrôler »

Déférée et mise en examen ce mardi, elle a fait part au juge des libertés et de la détention (JLD) de son souhait de ne pas aller en prison, et de rester chez sa mère jusqu’à son jugement. Ce que le magistrat a refusé. Katarina C. a été placée en détention provisoire. « On pourrait comprendre qu’elle souhaite se soustraire à sa responsabilité en disparaissant », a souligné le parquet, ajoutant que « Madame C. a un tempérament colérique, volcanique, qu’elle a du mal à maîtriser. Sa consommation régulière d’alcool et de stupéfiants ne lui permet pas de se contrôler ». Son avocate, Me Aurore Bonnetain, a contesté cette position auprès du Berry Républicain : « C’était un coup de sang. Elle n’est pas connue pour des faits de violence ». La mise en cause risque désormais la prison à perpétuité.

Le défunt, Johan D., était en liberté conditionnelle au moment où il a été tué. Il avait été condamné à 14 ans de réclusion criminelle en février 2014 par la cour d’assises des mineurs de l’Indre (l’un des accusés était mineur, ndlr) pour avoir participé, avec quatre autres personnes, à une extorsion au domicile d’un couple, en 2012.