Christophe Castaner annonce la fin de la méthode «dite d’étranglement» lors des interpellations


Christophe Castaner. (photo Frederic Legrand - COMEO / Shutterstock)

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est exprimé lors d’une conférence de presse ce lundi après-midi, sur « la question du racisme et de la mise en cause des forces de l’ordre », alors que plusieurs manifestations ont eu lieu en France ces derniers jours pour dénoncer notamment les « violences policières ».

« Je veux une tolérance zéro contre le racisme dans les forces de l’ordre », a expliqué Christophe Castaner. « Chaque soupçon avéré de racisme » entraînera une suspension, a-t-il annoncé.

Le ministre de l’Intérieur a ensuite évoqué l’affaire des propos racistes tenus par des policiers de Rouen (Seine-Maritime) sur la messagerie chiffrée WhatsApp. « Des propos racistes ont été proférés, des discriminations révélées. Nous avons réagi en conséquence […] dès que nous avons eu connaissance des faits », a-t-il dit.

« Cela continuera. Je veux une tolérance zéro contre le racisme dans notre pays. Quand on porte l’uniforme bleu de la loi, on ne se situe jamais au-dessus de la loi », a insisté Christophe Castaner.

La méthode « dite d’étranglement » va être interdite

La méthode de « prise par le cou, dite d’étranglement » ne sera plus enseignée aux forces de l’ordre et sera interdite dans le cadre des interpellations a annoncé le ministre de l’Intérieur.

« Personne ne doit risquer sa vie lors d’une interpellation. C’est une méthode qui comportait des dangers », selon Christophe Castaner qui a ajouté qu’il serait interdit pour les forces de l’ordre de « s’appuyer sur la nuque ou le cou » d’une personne qui est interpellée.

Une reforme de la police des polices

Le ministre de l’Intérieur a également annoncé qu’il avait décidé de lancer « une réforme au profondeur », de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). « La réforme que nous engageons des inspections devra permettre plus de cohérence, plus de collégialité entre ces inspections et surtout plus d’indépendance dans leur action vis-à-vis des services », a expliqué le locataire de la place Beauvau.

« Cette réforme permettra à l’Inspection générale de l’administration (IGA) de piloter les enquêtes administratives les plus difficiles et les plus complexes concernant les forces de police et de gendarmerie », a-t-il ajouté.